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Archives de CO/CO de l'année 2014/CO n° 1120 du 25 octobre 2014/Quatrième page

Quatrième page

Epidémie d’Ebola : hypocrisie des pays impérialistes

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), le nombre de victimes du virus Ebola serait de 4447. Malgré les cris d’alarmes de l’ONU (Organisation des nations unies), les moyens mis en place dans différents pays atteints sont très loin de correspondre à l’ampleur de cette épidémie. B. Obama avait promis 3000 aides de soins, il n’y en a pas 300. Les 17 centres de traitement de 100 lits chacun n’ont pas été installés. Certains pays comme la Chine ou la Russie ne se sont même pas engagés à porter une aide. La seule préoccupation des pays comme la France ou les États-Unis est de protéger les frontières dans les aéroports pour qu’il n’y ait pas de victime sur leur sol contrairement aux États- Unis. Les pays riches ne font que répéter qu’ils sont dépassés. Pourtant ils ont les moyens d’éviter la propagation de l’épidémie. En réalité, ils ne veulent pas y mettre le prix. Les dirigeants des pays d’Afrique de l’ouest ont à maintes reprises signalé les besoins mais rien ne se règle. Il manque cruellement de personnel soignant, de moyens de protection et de centres de soin. Quant au personnel autochtone il est sous équipé. Au Libéria 201 travailleurs ont été contaminés et 93 ont perdu la vie. Ces pays d’Afrique sont sous- développés et manquent d’infrastructures, ce qui aggrave la situation. Au Libéria en 2010 on ne comptait plus que 50 médecins. La recherche pour un vaccin prend du temps car elle est contrôlée par les lobbies pharmaceutiques qui veulent avant tout défendre leurs profits. Ce n’est pas la protection de ces populations qui compte avant tout mais des intérêts financiers. Il y a aussi le mépris envers ces pays pauvres. Les États Unis et la France comptent avant tout protéger leurs frontières et semblent mettre au second plan l’éradication de l’épidémie en Afrique.


Guadeloupe : L'ECHO DE L'AEROPORT

SASU : RIEN NE TRANSPIRE
En ce moment se décide la présidence du conseil de surveillance de la nouvelle société au statut de SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle). Il y aurait eu un vote dont Mme Koury n’est pas sortie gagnante. Il semble que cette dame ne l’admette pas. Pourtant elle pourrait laisser la place après tant d’années au pouvoir. C’est probablement l’avis d’un certain nombre de votants. En ce moment Mme Koury fait des pieds et des mains pour avoir cette place. Elle s’accroche. Le poste doit être intéressant. En attendant le personnel de l’aéroport n’a toujours aucune indication sur la mise en place de la SASU, ni même si elle aura lieu comme prévu cette année. Nous ferions bien de demander des comptes à la direction sur notre sort.

AIR FRANCE : APRÈS LA GRÈVE, LA DIRECTION PLEURE POUR LES ACTIONNAIRES
La direction d’Air France affirme que suite au mouvement de grève de 14 jours mené par les pilotes, les pertes s’élèveraient à près de 500 millions d’euros (on a d’abord parlé de 300 ou 320). Si la grève a duré aussi longtemps, c’est de sa faute : elle n’avait qu’à faire marche arrière plus tôt. Il n’y a cependant pas de quoi pleurer pour les actionnaires : le résultat escompté pour l’année était de 2,2 ou 2,3 milliards d’euros.


Il y a 60 ans, le déclenchement de la guerre pour l’indépendance de
l’Algérie !

Les prémisses de la guerre d'indépendance:
Le 1er novembre 1954, il y a donc 60 ans, le FLN (Front de Libération Nationale) déclencha la lutte armée en vue d’obtenir l’indépendance du pays. L’Algérie était une colonie française depuis la seconde moitié du XIXème siècle. Colonie de peuplement, le pays comptait en 1947, 1 million de Pieds Noirs (colons d’origine française) et 9 millions d’Algériens. La population algérienne, particulièrement celle d'origine arabe et kabyle était, comme celle des autres colonies, opprimée et dans sa grande majorité, misérable. L’idée d’une émancipation du pays avait germé dès avant la seconde guerre mondiale. La guerre accentua encore la misère sur place et pour les jeunes hommes enrôlés de force pour se battre en Europe, elle révéla les faiblesses de l’impérialisme français. Le 1er mai 1945, des manifestations réclamant l’indépendance furent organisées par des militants du PPA (Parti du Peuple Algérien) clandestin, ce parti ayant été interdit en 1939. Les manifestants réclamaient la libération du dirigeant du PPA, Messali Hadj, arrêté puis déporté le 30 avril 1945. Les pancartes portaient les slogans : «Libérez Messali» et «Algérie libre et indépendante». La police tira, tuant 4 personnes et en blessant plusieurs dizaines d’autres dont 7 ne survécurent pas. Le 8 mai 1945, dans la ville de Sétif, lors des manifestations pour fêter la victoire des forces alliées, un homme brandit un drapeau algérien. Il mourut sous les tirs de la police. Ce fut le déclenchement de la révolte : 200 Européens furent tués. La répression coloniale fut terrible : 20 à 40 000 morts du côté algérien, assassinés par les milices d’Européens ou écrasés par les bombardements de l’armée coloniale. Le gouvernement français, qui avait donné l’ordre de la répression, était dirigé par le Général de Gaulle. Il comptait des ministres du Parti Communiste Français. Ce dernier, comme le Parti Communiste Algérien, avait fustigé la revendication d’indépendance du PPA en l’accusant pendant la guerre de «prendre ses ordres à Berlin». La répression ne fit qu’attiser la révolte qui éclata neuf ans plus tard. Des jeunes, pour la plupart issus du PPA, décidèrent de déclencher la lutte armée. En octobre 1954.
La guerre d'indépendance:
Mostefa Ben Boulaïd, Larbi Ben M’hidi, Rabah Bitat, Mohamed Boudiaf, Mourad Didouche, Belkacem Krim, Hocine Ait Ahmed, Ahmed Ben Bella, et Mohamed Khider créèrent le Front de Libération Nationale, le FLN. L’insurrection fut déclenchée le 1er novembre 1954. Malgré leur faible nombre, à peine quelques dizaines, ils parvinrent à réaliser une vague d’attentats, d’attaques de casernes dans tout le pays. La guerre du FLN contre le colonialisme venait d’être déclarée. Sur la radio du Caire, le FLN annonça sa volonté de lutter pour détruire le système colonial et obtenir l’émancipation politique de l’Algérie. Il se fixait comme perspective politique : «la restauration de l’État algérien souverain, démocratique et social, dans le cadre des principes islamiques». Il faisait appel à «tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens». Une perspective nationaliste donc qui excluait la possibilité pour les classes les plus pauvres de prendre la tête des luttes et de diriger leur propre État. Ces dernières n’avaient d’ailleurs pas été impliquées dans le déclenchement de la lutte armée. Sur le plan international, le colonialisme français était en difficulté : son armée venait d’être battue en Indochine à Dien Bien Phu, et la révolte gagnait les pays voisins du Maghreb, le Maroc et la Tunisie ainsi que les colonies d'Afrique noire et en particulier le Cameroun. Lorsque le soutien de la population ne venait pas spontanément, le FLN sut aussi l’imposer par la terreur. Mais d'autre part, la répression sanguinaire de masse perpétrée par l'armée française sur les ordres de Paris aboutit au ralliement de la population arabe et Kabyle au FLN. La torture à grande échelle fut un des éléments les plus cruels de la répression coloniale. Ce premier novembre 1954 fut le début d’une guerre qui allait durer 8 ans. Si cette guerre ne mettait nullement fin à la misère et à l'exploitation des travailleurs algériens, elle mettait fin à 132 années de colonialisme français, depuis la conquête coloniale par les troupes françaises en 1830 jusqu'à l'indépendance de l'Algérie. Le nombre d’Algériens qui en furent victimes est estimé à un million dont 150 000 pour les combattants. L’indépendance fut proclamée le 5 juillet 1962.


Photo de Didouche Mourad dirigeant du FLN

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Martinique : Réunion publique de COMBAT OUVRIER

Mardi 28 octobre 2014 à 18H30
Lieu : AMEP route de Redoute Thèmes :
La barbarie des djihadistes et celle des grandes puissances
La situation sociale et politique en France
La situation sociale et politique en Martinique

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