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Archives de CO/CO de l'année 2014/CO n° 1120 du 25 octobre 2014/Troisième page

Troisième page

Guadeloupe. Capesterre-Belle-Eau : Plantations Dormoy : mobilisation des Travailleurs pour de meilleures conditions de travail.

Le 10 octobre dernier, conscients des très mauvaises conditions d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail, les travailleurs de la plantation ont voté la grève. Ils avaient déjà organisé des arrêts de travail ces temps derniers sur cette question notamment. Le 15, les travailleurs ont mis fin à leur grève. Mais face au mépris et à l’arrogance de la famille Dormoy qui se moque éperdument de leur santé et de leur vie, ils ont tout de suite fait valoir leur droit de retrait eu égard au danger grave et imminent auxquels ils sont confrontés notamment quand ils transportent les régimes de bananes pouvant atteindre jusqu’à 60kg et quand ils travaillent en hauteur (pose des gaines de polystyrène et des ficelles pour l'amarrage de bananiers). Le rapport sur les conditions de travail rédigé par le cabinet d'Expertise Indigo, à la demande du CHSCT (Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) insiste sur les divers cas de danger grave et imminent sur ces «postes de travail». Et le 16 octobre, les deux travailleurs délégués au CHSCT se référaient au rapport (plus de 500 pages) de l’Expert désigné pour déclencher un droit d’alerte sur ces «mêmes postes de travail». Malgré tout, Jean-Luc Dormoy persiste à contester l’existence du danger grave et imminent. Pire, il ose le préciser dans son courrier daté du 16 octobre : ‘’…Nous remettons sérieusement en cause le bien fondé du motif raisonnable invoqué pour faire usage du droit d’alerte et de retrait…’’. Le 17 octobre 2014, comme le prévoit la loi, le CHSCT s’est réuni en urgence. Non seulement, l’Inspectrice du Travail, qui était présente à cette réunion, à confirmé l’existence du danger grave et imminent sur les soi-disant «postes de travail» mais elle a rappelé à la SA Bois Debout qu’elle doit payer les salaires sans opérer de retenues et ce, à compter du 10 octobre, (date à laquelle les travailleurs ont commencé leur mobilisation pour arracher une amélioration des conditions de travail Le mercredi 22, à l’heure de l’embauche, J-Luc Dormoy se présentait avec un Huissier de justice. Ce dernier demandait à chaque salarié s’il travaille ce matin ou pas. Le Délégué Syndical lui a rappelé qu’ils sont en droit de retrait et que le CHSCT a déclenché un droit d’alerte. Et fort de cela, le CHSCT se réunit ce matin-là. La famille Dormoy s’appuie sur le soutien inconditionnel du LPG, (Groupement des Producteurs), de l’Union des Groupements des Producteurs de Banane et surtout des grands planteurs come De Lucy et Hayot qui les exhortent à refuser toute négociation directe. A travers leurs groupements, les planteurs multiplient les réunions pour tenter de venir à bout de la détermination des travailleurs de la SA Bois Debout. Le syndicat CGTG-Banane souligne que les travailleurs ont largement fait preuve de patience. En effet, depuis la présentation du rapport du CHSCT le 07 février 2014, la SA BOIS-DEBOUT n’a exécuté qu’un seul point, c’est la : mise a disposition d’eau potable et fraîche. Le CHSCT avait découvert que la SA-Bois Debout fournissait aux ouvriers agricoles de l’eau qui n’était pas potable ! Pourtant, en plus de l’amélioration des conditions de travail, la SA Bois Debout a l’obligation de se mettre en conformité en matière de prévention de la santé et de la sécurité des travailleurs. Elle ne l’a toujours pas fait malgré les multiples courriers, tant de l’Inspectrice du Travail que des membres du CHSCT. Il en est de même pour l’élaboration d’un plan d’action sur la pénibilité au travail. Au lieu de négocier, la SA Bois Debout se permet de proposer aux ouvriers l’attribution d’un 13ème mois + 200€ par mois. A juste titre, les travailleurs ont répondu que ce qui leur importe pour le moment ce sont leurs conditions de travail et surtout leur état de santé. S’agissant des primes et autres, ces points seront débattus après ! Les travailleurs en grève et le syndicat CGTG-banane exigent donc l’ouverture immédiate des négociations pour faire cesser tous les risques liés aux conditions de travail qui sont connus de tous et pour l’application intégrale de toutes les conclusions du rapport de l’Expert du CHSCT et pour le maintien intégral des salaires.


Guadeloupe : L’ÉCHO DES ASSURANCES

QUE SE PASSE-T-IL A LA MAAF ?
La direction voulait convoquer la déléguée à un entretien en vue d’une sanction sans donner aucune explication sur le motif réel. Mais le comble c’est qu’elle convoque la collègue à Niort mais ne lui donne aucune information sur les conditions de son déplacement au siège de la Mutuelle. La direction pensait-elle que la collègue allait payer elle-même son billet pour l’entretien ? C’est vraiment n’importe quoi !

DES METHODES D’INTIMIDATION INACCEPTABLES !
La MAAF est habituée à donner des avertissements, convoquer certains salariés à des entretiens surtout ceux qui ne sont pas assez dociles pour elle. Cela fait des années que les potentats locaux font pression sur le personnel, mais pour une fois il y a des représentants du personnel qui ne se laissent pas marcher sur les pieds et qui réagissent


Guadeloupe : L'ECHO DE JARRY

EDF CENTRALE JARRY : LA DIRECTION FAIT N’IMPORTE QUOI…
La direction a voulu transférer an pangal les salariés de l’ancienne à la nouvelle centrale, sans aucun document. Et dans la nouvelle structure, ils sont confrontés à de nombreux problèmes de sécurité au travail. Certains sont bien décidés à ne pas se laisser faire, et à faire comprendre au directeur Mithois qu’il doit revoir ses méthodes. …

ET VEUT MUSELER LES SALARIÉS !
Des salariés avaient demandé à participer à l’heure d’information syndicale organisée par la CGTG le 30 septembre. Mithois a refusé, piétinant au passage le droit de tout travailleur à assister à une telle réunion ! Est-ce une petite vengeance, parce qu’ils n’ont pas voulu trinquer avec lui quelques jours avant ? Ou bien est-ce parce qu’il a peur de rendre des comptes à propos de la nouvelle centrale ?

GADDARKHAN SOCIÉTÉ D’ENROBAGE: PRIME FANTÔME ?
Il y a plus d’un an, les travailleurs ont durement travaillé sur la nouvelle piste de l’aéroport. Ils ont enchaîné les heures de boulot de jour comme de nuit. Pourtant, après tout ce temps, ils n’ont jamais été totalement payés par l’entreprise. La prime pour ce travail n’est jamais arrivée. Aucune raison ne peut justifier cela, pas même une déprime de la direction.

GÉNÉRALE DES EAUX : AVEC CERTAIN TOUT RECOMMENCE !
Le nouveau directeur, M. Certain, se vante de vouloir abandonner la production d’eau potable pour les communes du SIAEAG. À la fin du contrat actuel, en décembre 2014, la direction laisserait donc 165 salariés sur le carreau et une dizaine de communes sans eau. Du déjà vu ! En décembre 2013, l’ex-directeur Mercier avait orchestré le même chantage pour obtenir une augmentation des tarifs de l’eau. Sé sé mem moun-la ka di travayè ka pwan moun an otaj lè yo ka fè grèv ?


Guadeloupe : Les employés de la Palette-Weldom et Batica en grève

Les employés de l’unité économique et sociale (UES) qui concerne les enseignes La Palette-Weldom et Batica sont en grève depuis le vendredi 10 octobre 2014. Il s’agit d’un mouvement de grève de 24h reconductible. Ils sont affiliés à la CGTG. Les employés se sont mis en grève suite à l’échec des négociations annuelles obligatoires (NAO) car après plus de 10 rencontres la direction ne voulait rien céder aux demandes d’augmentation de salaires. La direction n’a rien proposé et elle a même déclaré que les NAO 2014 étaient closes et qu’elle n’avait pas l’intention d’engager de nouvelles négociations avant celles de 2015. La direction a bien répété qu’elle n’avait pas l’intention de céder sur la plateforme de revendications remises et qui comprend : Une augmentation de salaire de 100 €, Le déblocage de la prime d’ancienneté après 15 ans, Une revalorisation de la prime de vacances, La mise en place d’une vraie prime de transport, Une augmentation de la prise en charge par l’entreprise des tickets restaurant, La participation de l’entreprise au paiement de la mutuelle, Le respect de l’accord d’entreprise concernant la grille de salaire des salariés de Batica. Le mouvement est bien suivi et touche tous les magasins de l’UES situés à Jarry, Les Abymes et Basse-Terre. Et les quelques non grévistes n’arrivent pas à faire fonctionner les magasins. Les travailleurs estiment que l’entreprise peut leur donner satisfaction car la dernière expertise comptable a montré que le chiffre d’affaires était en hausse ainsi que la marge brute. De plus, on apprend qu’en 2013 l’entreprise a reçu 80 000 € d’argent public par le biais du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE) et en 2014 le montant alloué sera de 120 000 €. Mais rien n’est prévu pour les employés dont les salaires, bien que faibles, restent bloqués. Depuis la grève les négociations ont repris mais force est de constater que les propositions faites par la direction sont du mépris vis-à-vis des salariés. Une première proposition était de 60 € par an, soit 5€ par mois ou alors une augmentation de 0,04% brut par mois (à peine 0,60 € par mois pour un salarié au SMIC). Puis la direction a prétendu que sa proposition était de 0,41 % ce qui fait environ 6 € brut par mois, une misère. Les employés sont bien déterminés à se battre pour arracher une augmentation de salaires face à une direction qui prétend qu’elle a déjà appliqué l’accord BINO et qu’elle ne peut donner plus. Ils connaissent déjà cette chanson ; ils n’acceptent plus le mépris de la direction à leur encontre et sont toujours mobilisés.

Martinique : Sur le port : Coup de sang pour la prime "Roro".

Depuis environ 15 jours, une catégorie des salariés du port, syndiqués au syndicat STPFF (Syndicat des travailleurs du port de Fort-de-France) ont décidé de manifester leur colère en ralentissant les accès normaux du parking à voitures. La conséquence c’est que les véhicules arrivant par bateau et qui s’y trouvent stockés sont livrés au compte-gouttes. Il y aurait actuellement plus de 1500 véhicules entassés. Les grévistes sont des chauffeurs qui descendent les véhicules des bateaux et les conduisent jusqu’au parking dédié. La prime dite prime Roro (roller and roller) qu’ils touchaient par véhicule avait été supprimée il y a quelques années, à l’époque de la création du groupe professionnel de manutentionnaires : GEMO. Les manutentionnaires, lors des négociations avec les syndicats de dockers, n’avaient pas conclu d' accord sur les conditions de versement de la prime et à l’époque entre les parties il avait été convenu qu’un nouveau round de négociations allait traiter l’affaire. Force est de constater que la question est toujours en suspens car aucun accord n’a été trouvé. Sauf que les salariés du port ne veulent pas en rester là et réclament le rétablissement de la dite prime telle que l’attribution était convenue dans la convention collective du port. Aujourd’hui, les patrons concessionnaires de véhicules, tel Cyril Comte , montent au créneau. Ils font valoir leur manque à gagner pour eux et pour leurs salariés car ils ne disposent plus de véhicules. Ils sont largement relayés par certains médias (radios et télévisions) qui parlent de «revendications catégorielles» qui «affaiblissent l’économie du pays»… Une réunion était prévue mardi 22 octobre en préfecture avec l’ensemble des syndicats. Le constat, est que les patrons du port, en jouant la montre sur cette question (lors des dernières NAO, la direction a proposé de donner sa réponse plus tard), n’ont pas été bien inspirés, car les salariés concernés n’ont vraiment pas l’intention de lâcher cette fois-ci le morceau !

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