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Archives de CO/CO de l'année 2014/CO n° 1116 du 26 juillet 2014/Quatrième page

Quatrième page

Gaza le terrorisme de l’état d 'Israël à l'œuvre !

Les violents bombardements de l'aviation israélienne depuis mi-juin, puis l'intervention terrestre dans la bande de Gaza, baptisée «opération Bordure protectrice», laisseront derrière eux des centaines de morts. Déjà, lundi 21 juillet ils se comptaient à 570.  Mais cette fois,  l'armée israélienne, ne s'en tire pas très bien. Elle comptait déjà à la même date 27 soldats tués.
 
DES OFFENSIVES QUI RENFORCENT LA HAINE
La population de Gaza déjà soumise depuis des années à un blocus draconien va continuer à vivre dans les ruines, dépendant de l’aide humanitaire. L’opération aura, si c'est encore possible, augmenté la haine que les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie ressentent à l’égard des dirigeants israéliens. Et elle aura vraisemblablement aussi grandi le prestige des islamistes du Hamas, que les dirigeants israéliens renforcent en prétendant l'anéantir. Les massacres d'aujourd'hui  ne font que  préparer  pour demain des dizaines de jeunes candidats aux attentats-suicides !
Le prétexte de départ de cette dernière opération a été l'enlèvement le 12 juin de trois adolescents israéliens près d'Hébron et la découverte de leurs corps 18 jours plus tard. Le Premier ministre israélien avait déclaré que le coupable du meurtre des trois jeunes était le Hamas, alors que celui-ci n'en a jamais revendiqué la responsabilité. Calculée, cette déclaration a déclenché une flambée xénophobe en Israël qui a abouti à l'assassinat le 2 juillet d'un jeune arabe de Jérusalem, brûlé vif par des extrémistes racistes israéliens.
Dans cette situation tendue, des roquettes ont été tirées vers Israël à partir de la bande de Gaza, et Israël a lancé sa 5ème attaque d'envergure contre Gaza en moins de 10 ans.
D'un côté, des roquettes sans système de guidage, ne faisant généralement que des dégâts matériels, et de l'autre les bombardements d'une armée israélienne ultramoderne, marine et aviation comprises, bénéficiant annuellement d'une aide militaire de 3 milliards de dollars de la part des États-Unis.
Ce déséquilibre évident est à l'image de toute l'histoire de l'état d'Israël qui a toujours été le bras armé des grandes puissances occidentales au Moyen-Orient.
 
UNE FORTERESSE  COLONIALISTE EN ETAT DE GUERRE PERMANENTE
A partir du début du siècle dernier des émigrants  juifs ont été chassés en masse d'Europe par le nazisme et par le refus de certains pays de les accueillir. Ils ont été poussés vers le «foyer national» de Palestine que l'impérialisme anglais leur avait  promis par la déclaration Balfour – du nom d'un ministre britannique des affaires étrangères d'alors, intégrée en 1921 dans le texte du mandat britannique sur la Palestine.
Et les dirigeants israéliens actuels qui n'ont de cesse de pourfendre les "terroristes arabes" ne peuvent oublier que leurs ancêtres, entre les deux guerres mondialeset peu aprèsont largement pratiqué le terrorisme contre des civils palestiniens ou l'administration  britannique occupant la Palestine : la Haganah, l'Irgoun, le groupe Stern sont autant de groupes terroristes qui jalonnent l'histoire de la formation de l'état d'Israël.
A la fin de la 2ème guerre mondiale cette population fut utilisée pour réaliser le rêve des dirigeants politiques et militaires du mouvement sioniste : l'établissement d'un état séparé sur des bases ethniques d'abord mais aussi, le temps passant, de plus en plus religieuses. Et cela, quitte à chasser les Palestiniens de leurs terres, opération  qui  avait commencée  progressivement  déjà bien avant la deuxième guerre mondiale et qui s'est amplifiée après.
Ce projet eût d'emblée l'appui des grandes puissances. L'ONU élabora un plan de partage de la Palestine en deux états, l'un juif l'autre arabe, la ville de Jérusalem gardant un statut international. L'état d'Israël fut proclamé le 14 mai 1948 mais les Palestiniens et les états arabes de la région refusèrent le plan et une première guerre israélo-arabe éclata. Cette guerre qui vit le déplacement forcé des premiers réfugiés palestiniens, ne fut pas la dernière. Elle fut suivie en 1956 par l'opération contre l'Egypte de Nasser, en juin 1967 par l'occupation de Jérusalem-est, de la Cisjordanie (rive ouest du Jourdain) et de la bande de Gaza, en octobre 1973 par la guerre dite du Kippour contre l'Egypte et la Syrie, en juin 1982 par l'invasion du Liban jusqu'à la capitale Beyrouth.
 
LA RESISTANCE PALESTINIENNE
Dans le même temps, et particulièrement à compter de l'occupation de la Cisjordanie en 1967, un mouvement de résistance nationale palestinienne se développa parmi les réfugiés dans les pays voisins, Jordanie, Syrie et Liban. Ce mouvement, longtemps personnifié par la figure de Yasser Arafat, vit l'apparition de masses déshéritées palestiniennes qui contestaient, par les armes, leur condition. Et cela dans des concentrations urbaines où elles côtoyaient les populations syriennes, jordaniennes et libanaises, tout aussi déshéritées. Pour les bourgeoisies arabes la situation était dangereuse, elles choisirent la répression, notamment en septembre 1970 – Septembre Noir – où l'armée du roi Hussein de Jordanie massacra en masse les combattants palestiniens. Partout Arafat tenta de maintenir la fiction de l'unité arabe, laissant ses partisans moralement désarmés.
Israël de son côté, n'a jamais renoncé à la colonisation des territoires occupés, les résolutions de l'ONU la condamnant sont toujours restées lettre morte, avec la complicité des grandes puissances. Ces vexations répétées de la population palestinienne de Cisjordanie et de Gaza finirent par déboucher, en décembre 1987, sur une révolte généralisée, surtout de la jeunesse, l'Intifada (soulèvement), la «guerre des pierres». Israël lâcha du lest et finit par reconnaître en 1994 une «autorité palestinienne» sur une partie des territoires occupés. Mais le «processus de paix» dont se gargarisent les dirigeants américains, français, anglais, etc., n'ira pas plus loin.
La colonisation continue, les colonisateurs ont fait construire un mur coupant des quartiers en deux, l'«autorité palestinienne» est devenue une farce. Israël refuse toujours aux Palestiniens le droit à avoir leur propre état et ce refus est souvent, comme aujourd'hui à Gaza, signifié à coups de bombes meurtrières.
 
LE NATIONALISME DES OPPRIMÉS CONTRE CELUI DES OPPRESSEURS  NE  SERA PAS LA SOLUTION !
Dans le conflit sans issue qui oppose l'État d’Israël oppresseur à une population palestinienne dépossédée et opprimée, les travailleurs conscients sont solidaires de cette dernière. Ils soutiennent le droit des Palestiniens à avoir un état. Cela n'implique nulle proximité politique avec les organisations nationalistes palestiniennes qui, comme les dirigeants israéliens, attisent les haines racistes et religieuses pour enchaîner leur propre population.
Pour que la paix dans cette région ne soit autre chose que la trêve entre deux guerres, il faudra  la coexistence des deux peuples et la reconnaissance mutuelle de leur droit à l'existence. Les populations, soûlées de haine et de racisme, devront tirer les leçons des conflits barbares qu'elles ont vécus.
Cette perspective d'émancipation nationale et sociale peut paraître bien éloignée. Mais c'est la seule alternative à la perpétuation du bain de sang. Elle va de pair avec la renaissance au Moyen-Orient et à l'échelle internationale d'un mouvement ouvrier révolutionnaire qui conteste à la bourgeoisie ce  qu'elle  impose à tous : défendre par les armes ses intérêts généraux, être la classe dirigeante des grandes puissances, celle d'Israël ou celle des Palestiniens.
Cette paix définitive ne pourra  être que l'œuvre d'une autre force, la force de la classe ouvrière révolutionnaire israélienne, palestinienne et internationale dont le  but sera l'émancipation réelle des peuples de l'oppression des classes dirigeantes et non la défense d'états nationaux.
Ces derniers ne permettent qu'une chose : offrir aux classes dirigeantes la possibilité  de s'enrichir sur le dos des peuples. Ceux-ci n'ont le droit que de souffrir et  payer le prix du sang pour des intérêts qui leur sont totalement étrangers.


Manifestations de solidarite avec le peuple palestinien en Guadeloupe et en Martinique

En Guadeloupe
Un communiqué des organisations  ci-dessous a dénoncé les massacres opérées par l'armée israélienne à Gaza et a appelé à un meeting le jeudi 24 juillet à la salle Tarer à Pointe-à-pitre ainsi qu'à une manifestation de rue, samedi 26 juillet à Pointe-à-pitre.

ADIM - AL KITAB - ANKA - CFTC - CGTG- CIPN - CIPPA - COMBAT OUVRIER - COPAGUA - CSRDA - FKNG - FO - FSU - LKP - Mouvman NONM -  PCG - SOLIDAIRES GUADELOUPE – SOS BASSE/TERRE ENVIRONNEMENT - SPEG - SUD PTT GWA - TRAVAYE é PEYIZAN - UGTG - UPLG


En Martinique
Dans un communiqué, les organisations ci dessous ont appelé la population le jeudi 24 juillet à un rassemblement 16h  à la maison des syndicats, pour protester contre les massacres opérés à Gaza par l'armée israélienne.

Assaupamar - Assoka - CDMT - CGTM - combat Ouvrier  - communauté palestinienne - CNCP - CNCP/APAL - culture-égalité – GRS - Mir -  MODEMAS – MPREOM -  nou matinitjé - PCM - SASM - SOLID - SYANS POLITIK BO KAY - UGTM - Association palestinienne -  PCM - tanbu mawon - TIKUR WAtADER - UFM - ugtm
 


Avis aux lecteurs !

Pendant la période des congés nous suspendons la parution du journal. Le prochain numéro paraîtra le samedi 13 septembre.

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