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Archives de CO/CO de l'année 2014/CO n° 1108 du 08 mars 2014/Quatrième page

Quatrième page

Martinique : les patrons du BTP ne manquent pas de toupet

Le lundi 24 février, les patrons des organisations patronales du bâtiment et travaux publics (BTP) étaient mobilisés devant la Caisse Générale de Sécurité Sociale à Place-d’Armes au Lamentin.
La raison de leur mobilisation : dénoncer la «remise en cause de l’exonération de charges sociales sur les indemnités de congés payés versées aux salariés du BTP».
Christian Louis Joseph, secrétaire général du Sebtpam (syndicat des entreprises en bâtiment et travaux publics et activités annexes de Martinique), directeur de la Caisse régionale des congés payés, mais aussi porte-parole de la délégation renchérit : «Les congés payés bénéficient d’exonérations de charges sociales et fiscales depuis la LOOM de 2001 (Loi d’orientation pour l’Outre-mer)… Cela va nous coûter très cher et va entraîner une augmentation de 4% des coûts salariaux».
Bénéficiant d’exonérations des charges sociales de toutes sortes, accordées par les gouvernements successifs, le patronat s’est senti égratigné par les mesures prises par l’État via la Sécurité Sociale. Et C. Jean Joseph d’ajouter «ce qui dans la conjoncture actuelle est insupportable». Autrement dit, ces patrons ne veulent pas payer la crise économique actuelle dont ils sont responsables.
Dans le journal France Antilles du 25 février il est écrit que des «syndicats d’employeurs et de salariés du BTP se sont installés devant la Caisse Générale de la Sécurité sociale». La réalité était autre, car il fallait compter sur les doigts d’une main les salariés présents. Par contre ce jour-là ils se trouvaient sur les chantiers, car ne se sentant pas concernés, ils ont travaillé normalement. Et s’il y avait certains responsables de syndicats de salariés, ils n’étaient vraiment pas à leur place.
Par contre, bon nombre de ces patrons mobilisés exploitent les ouvriers du bâtiment. Ce sont les mêmes qui ne respectent pas la Convention collective du BTP et qui paient au lance-pierre les ouvriers. Par exemple un OQ1, ouvrier qualifié de 1 catégorie, ne touche que 10,68 euros de l’heure, soit 1619,83 euros brut par mois. Face au coût de la vie qui ne cesse d’augmenter, il n'a pas de quoi nourrir correctement sa famille. Et très souvent, bon nombre d’ouvriers restent bloqués à cette qualification près de 10 ans.
Ces patrons qui se mobilisent face à leurs prétendues difficultés sont  bien mal placés pour prétendre parler au nom des salariés.
             

L'Ukraine, de l'URSS à la situation actuelle

L'histoire de l'Ukraine est profondément liée à celle de la Russie et de l'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques), depuis la révolution ouvrière d'octobre 1917, et même avant.
L'empire russe des tsars étendait son emprise militaire bien au delà des frontières de la Russie. Il était surnommé la «prison des peuples». Dans cette prison il y avait, entre autres, la Finlande, la Pologne et... l'Est de l'Ukraine, la partie Ouest étant occupée par l'Autriche.
Si le nationalisme grand-russe pesait de tout son poids sur les populations périphériques, le mouvement ouvrier, lui, était en grande partie indemne de divisions nationales et de chauvinisme. Dans les prémices de la révolution d'octobre figure, en 1905, la mutinerie légendaire du cuirassé Potemkine, de la flotte russe, qui bénéficia de la solidarité active de la population ouvrière d'Odessa, en... Ukraine.
La révolution russe ouvrit les portes de la «prison des peuples»  en leur proposant l'indépendance, au nom du «droit des peuple à disposer d'eux-mêmes», et en leur offrant en même temps l'association. C'est ainsi que fût crée en décembre 1922 l'URSS que l'Ukraine intégra à sa fondation, après avoir été dirigée par le régime anti-bolchévik de la Rada (Assemblée) ukrainienne. L'un des dirigeants ukrainiens de sinistre réputation de cette période fût un certain Petlioura, organisateur de pogromes anti-juifs pires que ceux fomentés sous le tsar.
L'Ukraine, en superficie et en population est un pays important. Il est un peu plus grand que la France : 603.700km2,  et  peuplé par 45 millions et demi d'habitants. Il fût surnommé le «grenier à blé» de la Russie. La politique brutale de Staline provoqua dans le «grenier à blé», en 1932-33, une terrible famine qui marqua longtemps la conscience populaire.
Dans les années suivant la 2ème guerre mondiale, l'intégration économique de l'Ukraine au sein de l'URSS assura une vie politique et sociale exempte de tension nationale. En 1954, le rattachement de la Crimée, jusque là Russe, à l'Ukraine, fût presque un non-événement.
Après la «guerre froide» de la seconde moitié du 20ème siècle entre les USA et l'URSS, guerre froide qui se conclut en 1991 par l'éclatement de l'URSS, les puissances occidentales ont cherché à faire passer dans leur orbite les états issus de cet éclatement. Les trois républiques baltes d'Estonie, de Lituanie et de Lettonie furent les premières à être intégrées à l’OTAN (Organisation du traité de l'atlantique nord) organisation militaire occidentale ainsi qu’à l’Union européenne. La Géorgie doit suivre, qui est candidate aujourd'hui à l’entrée dans l’OTAN et dans l’Union européenne.
En 2004, en Ukraine, une certaine agitation populaire pro-occidentale, la «prétendue révolution orange», porta aux commandes Ioulia Timochenko. Finalement elle fut emprisonnée, dans le cadre de conflits de clans, pour des trafics financiers à l'occasion de la signature d'un contrat gazier avec Moscou qui favorisait outrageusement la partie russe. C'est cette même Ioulia Timochenko qui est apparue dernièrement sur la place Maïdan à Kiev, encore une fois opportunément en voulant apparaître à la pointe de la contestation pro-européenne.
Timochenko écartée, c'est Ianoukovitch qui lui a succédé, y compris en voulant, comme elle, apparaître comme partisan d'un rapprochement avec l'Europe ou tout au moins comme quelqu'un qui ne rejetait pas d'emblée une telle évolution.
 En fait, depuis plus de deux décennies, l’ouverture à l’Occident apparaît comme une constante de la politique de tous les présidents ukrainiens. Mais l’Union européenne refusait d’ouvrir sa porte à l’Ukraine, au moins jusqu’à cette pseudo-ouverture que voulait être le contrat d’association proposé à l'Ukraine fin 2013.
Ianoukovitch a finalement fait capoter ce contrat en acceptant de la Russie une réduction du prix de ses livraisons de gaz et d’un crédit de 15 milliards d’euros.
Mais il déclenchait ainsi la colère d'une partie de la population qui, à Kiev, a exprimé cette colère sur la place Maïdan, provoquant son départ après les fusillades du 18 février.

Guadeloupe : ÉCHOS DES TÉLÉCOM

HUMANISATION ? TU PARLES !
Les nombreux départs en temps partiels et en retraite devraient obliger Orange à embaucher massivement en CDI et transformer les CDD en CDI. Au lieu de cela on nous esquinte au boulot ! Tout le monde est fatigué et les congés de maladie pleuvent car les collègues n'en peuvent plus !
 
ALERTE
Lors de la deuxième réunion du Comité national d'hygiène sécurité et conditions de travail, toutes les organisations syndicales ont déposé un droit d'alerte mettant en cause la politique de stress et de harcèlement que mène la direction d'Orange. Rappelons qu'il y  a eu quatre suicides depuis le début de l'année. A nous tous de reprendre cette alerte pour la transformer en refus des pressions patronales dans tous les services.
 
PRENONS TOUT CELA EN MAIN
En 2013 Orange a versé 1,5 milliard d'euros aux actionnaires et a bénéficié de 100 millions d'euros de crédits d'impôts, alors que la somme consacrée aux salaires baissait de 198 millions d'euros. Dans une société humaine normale, Orange aurait versé 1,5 milliard d'euros d'impôts pour les écoles, les hôpitaux, les services publics, pendant que les salaires auraient augmenté de 198 millions

Martinique : Echos du bulletin HAUTE TENSION (EDF)

ELLE VEUT VOIR UN COUP DE SANG ?
Lors de la dernière commission secondaire, la direction avait publié un poste en GP3. Bien entendu il n'y avait pas de candidat puisque c'est le niveau le plus bas pour l'exécution. Voyant cela la direction a voulu saisir l'opportunité pour faire venir en Martinique quelqu'un de France. Les représentants du personnel s'y sont opposés en disant à la direction d'embaucher au niveau de la Martinique. Et la direction a rétorqué : à force de ne pas accepter que des agents de France viennent, vous allez être en alliance consanguine.
On ne savait pas que, pour ne pas embaucher, elle était capable de se découvrir une pseudo-qualification de généticienne.
DE L’ARGENT, IL Y EN A
42,6 milliards d’euros ont été versés en 2013 aux actionnaires des entreprises du CAC 40. Dans le palmarès des actionnaires les plus voraces, ceux d’EDF arrivent en 4ème position.
Même si dans le cas d’EDF c’est l’État qui est l’actionnaire majoritaire, les dividendes récoltés iront de toute façon remplir les caisses des capitalistes, sous forme de réduction d’impôt ou autres aides en tous genres aux plus riches.
LE  BÉNÉFICE  EXPLOSE
Plus 7,4%, bien plus que prévu, telle est la hausse du  bénéfice net  qu'EDF a annoncé. Un  bénéfice qui se monte à 3,6 milliards d'euros. Contente, la Bourse a salué cette annonce par une  augmentation du titre EDF de plus de 3% dans la journée. Bien plus que nos augmentations de salaire... dans l'année ! On croyait qu'il n'y avait pas d'argent pour les salaires et les embauches...?

Guadeloupe : ECHOS DE PÔLE EMPLOI

BAS LES PATTES SUR NOS CONGÉS !
Dans la liste des attaques de Pôle Emploi contre nos conditions de vie, il y a cette nouvelle note pour nous obliger à prendre des congés dans des limites impossibles à tenir pour nombre d’entre nous. Une preuve de plus que nous ne sommes pas assez nombreux pour recevoir correctement les chômeurs !
 
…AVEC LA COMPLICITÉ DES PARLEMENTAIRES
L’Assemblée nationale vient de voter une loi prétendant encadrer davantage les stages en entreprise. Mis à part quelques légères retouches, qui resteront autant de lettres mortes en l’absence de sanctions et de moyens de contrôle des agissements patronaux, le texte n’apporte aucune amélioration sensible pour les stagiaires. Pour les stages inférieurs à deux mois, les entreprises continueront notamment à pouvoir les exploiter sans aucune rémunération.
 
INDEMNISATION DU CHÔMAGE LES PROJETS SCÉLÉRATS DU MEDEF
Actuellement, un jour cotisé donne droit à un jour indemnisé. Le patronat propose de passer à 1,2 jour indemnisé pour un jour cotisé en cas de taux de chômage égal ou supérieur à 12 %, mais de passer progressivement à 0,8 jour indemnisé pour un jour cotisé en cas de chômage inférieur à 9 %.
 
DIMINUER LES ALLOCATIONS DES CHÔMEURS!
Pour les durées d'affiliation et d'indemnisation, en cas de chômage dépassant 10 % la règle actuelle resterait valable. Mais pour un chômage de moins de 10 %, il faudrait avoir travaillé six mois, au lieu de quatre, pour être indemnisé. La durée d'indemnisation maximale passerait à 18 mois au lieu de 24 et à 30 mois pour les seniors au lieu de 36.

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