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Archives de CO/CO de l'année 2014/CO n° 1108 du 08 mars 2014/Première page

Première page

Éditorial : Ukraine. Après l'intervention de l'armée russe en Crimée.

Sans surprise, le président russe, Vladimir Poutine, en prétendant défendre la partie russophone de la population, a, de fait, quasi-annexé la Crimée. Les dirigeants occidentaux, Obama en tête, ne pouvaient pas faire moins que de protester.
 Quelques jours avant, les mobilisations de la population de Kiev, en Ukraine, avaient entraîné la chute du président Ianoukovitch qui est allé trouver asile en Russie. La répression sanglante du rassemblement de la place Maïdan, où 80 protestataires sont morts mi-février sous les balles des forces de répression, a été un coup de tonnerre tel qu'il a hâté la fuite de ce président corrompu, capable de faire tirer sur des manifestants.
Une partie de la population d'Ukraine a cru pouvoir fêter le départ du dictateur. Le rapprochement annoncé de la nouvelle équipe en place avec l'Union Européenne a été pour beaucoup synonyme d'une évolution démocratique et d'espoir de prospérité économique.
Pourtant, il y a dix ans, les dirigeants politiques de tendance pro-européenne avaient déjà montré qu'ils ne valaient pas mieux que leurs homologues pro-russes. La «révolution orange» avait déjà porté au pouvoir une opposition, dirigée par Ioulia Timochenko, qui souhaitait un relâchement des liens avec la Russie. S'avérant aussi corrompue que ses prédécesseurs, elle devait décevoir, préparant ainsi le terrain pour Ianoukovitch !
 Et aujourd'hui comment attendre un quelconque progrès social du nouveau gouvernement ? Celui-ci répond avec complaisance aux pressions d'une extrême-droite qui sort renforcée de ces trois mois d’effervescence politique. La foule, sur la place Maïdan, était souvent encadrée par des groupes armés d'extrême-droite, dont certains ouvertement pro-nazis. Ces forces réactionnaires développent une infâme propagande xénophobe et chauvine, contre les russophones – nombreux à l'Est du pays –, les Juifs, les Roms, les minorités en général, accusées par démagogie de tous les maux.
 Et ce sont ces groupes paramilitaires qui, hors de tout contrôle de la population, se sont précipités pour occuper commissariats, mairies, etc. Ils s'autoproclament garants du maintien de l'ordre, mais est-ce maintenir l'ordre que de dresser les gens les uns contre les autres en fonction de leur langue ou de leur religion ?
L'autorisation du parlement russe  permettant à  Poutine d'intervenir militairement est un mandat large qui permettrait à Poutine d'intervenir au besoin dans l'Ukraine de l'Ouest. Il est peu probable que cela se produise.
 Mais si  l'escalade militaire russe allait jusque là, les forces que pourrait aligner Kiev dans un conflit conventionnel paraissent bien dérisoires. Le régime a déjà enregistré la défection de la totalité de sa flotte, passée du côté russe, en Crimée. Cette faiblesse ne l'empêche pas, par contre, soutenu en cela par l'Europe et l'Amérique, d'annoncer aux couches populaires des "mesures douloureuses". En attendant de leur faire payer une guerre éventuelle, il se prépare à leur faire payer l'effondrement de la monnaie. Le sort des classes laborieuses va ainsi s'aggraver pour sauver les intérêts des requins affairistes locaux et des banquiers occidentaux, français en particulier, qui tiennent l'Ukraine entre leurs griffes. Les couches populaires, les travailleurs d'Ukraine, quelle soit leur langue ou leur religion, ne peuvent faire confiance ni aux oligarques de Moscou, ni aux affairistes au pouvoir à Kiev, ni non plus aux puissances occidentales. Même si son camp a, pour l'instant, été pris de vitesse par tous ses ennemis et faux-amis, la population travailleuse n'a, là-bas aussi, pas d'autre choix que de compter sur elle-même, de s'organiser, de se rassembler pour faire prévaloir une issue qui lui soit favorable.
Si les travailleurs sont décidés à ne pas se laisser faire, à ne pas se laisser monter les uns contre les autres dans un éventuel conflit sanglant, ils en auront la force !
 

Les 23 et 30 mars votez pour les listes "Combat Ouvrier-Faire entendre le camp des travailleurs" à Fort-de-France, aux Abymes, et à Capesterre Belle-Eau

Ghislaine JOACHIM ARNAUD

Jean Marie NOMERTIN

Danielle DIAKOK

La politique du gouvernement actuel va à l'encontre des intérêts des travailleurs et de la population laborieuse. Tout est fait pour satisfaire les possédants, les riches. Et pour ce faire, ce sont  les travailleurs et la population laborieuse qui sont pressurés. Le chômage demeure la plaie de notre société et entraîne toujours plus de jeunes dans la désespérance, la drogue et la délinquance.
Non seulement les capitalistes qui possèdent les entreprises n'embauchent pas mais pour conforter leurs profits et dès qu'ils le peuvent, ils licencient et aggravent le mal. Mais ce sont ces derniers que le gouvernement arrose de milliards.
Le gouvernement impose l'austérité à la majorité laborieuse de la population et diminue les prestations sociales pour financer les intérêts colossaux qu'il verse aux grandes banques qui étranglent l'économie.
Il faut que les travailleurs, les retraités, les chômeurs profitent des élections qui viennent pour faire entendre leur indignation !
C'est tout ce que l'on peut faire d'utile aux élections. Car nous savons bien que pour obtenir des emplois, des augmentations de salaires, de meilleures conditions de travail, c'est la lutte des travailleurs qui compte. Cependant, nous pouvons au moins infliger un désaveu au gouvernement qui se courbe devant les exigences des riches, des capitalistes.
 
Pour les travailleurs, il n'y a aucune perspective avec les grands partis de gauche et de droite  ou du "camp patriotique" en Martinique
Ne nous laissons pas tromper par ces grands partis et leurs dirigeants. Ils exécutent servilement la politique exigée par les grands capitalistes békés et autres. Ce sont ces derniers qui exercent la réalité du pouvoir.
Et ce seront encore ces derniers qui auront le pouvoir réel derrière l'Assemblée Unique en Martinique et les prochaines Assemblées qui sortiront des urnes en 2015. Les grands partis et leurs chefs utiliseront toujours ces Assemblées pour satisfaire les riches et les capitalistes.
Les  travailleurs, les chômeurs, les jeunes, les retraités ont la possibilité de faire connaître leur mécontentement lors de ces élections municipales, en votant pour les listes "Combat Ouvrier-Faire entendre le camp des travailleurs".
Il ne faut pas qu'en votant pour les partis qui respectent l'ordre capitaliste, l'électorat ouvrier et celui des exploités approuve ceux qui les oppriment.
Il y a un autre choix à faire : en votant pour les listes Combat Ouvrier, montrez que vous refusez de choisir entre des partis qui tous s'inclinent devant le grand capital et donc qui sont incapables d'arrêter les licenciements et la montée de la pauvreté. Affirmez que pour empêcher la grande bourgeoisie de faire payer aux travailleurs la crise de son économie il est vital :
-d'éliminer  le  chômage : interdiction  des  licenciements  et répartition du travail entre tous sans diminution de salaire !
 
-d'assurer des salaires et des retraites décents : garantir leur augmentation automatique au rythme des hausses de prix !
 -Pour réaliser ces mesures : prendre sur les profits et les fortunes de la grande bourgeoisie !
-de supprimer le secret des affaires pour  dévoiler  les  arnaques  des  banquiers  et  des  capitalistes !
-d'éliminer toutes  les séquelles du colonialisme !
Travailleurs ne comptons que sur nos luttes !
 -Envoyons aux Conseils Municipaux des militants vraiment communistes!
 

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