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Archives de CO/CO de l'année 2014/CO n° 1107 du 22 février 2014/Première page

Première page

Éditorial : HOLLANDE, SON GOUVERNEMENT, LEURS SERVITEURS POLITIQUES, AUX ORDRES DU GRAND PATRONAT

Alors que Hollande et son gouvernement multiplient les cadeaux au patronat, ce dernier en réclame toujours plus. Ils lui  avaient déjà accordé 20 milliards de crédits d'impôts. Puis, ces jours-ci c'est le «pacte de responsabilité» proposé par Hollande aux patrons dont le premier cadeau spectaculaire est la suppression des cotisations familiales à partir de 2017 : nouveau don de 35 milliards. Hollande avait parlé de "contreparties" à soi-disant exiger du patronat. Mais Gattaz, le patron de la plus importante association patronale, le MEDEF, a dit et répété qu'il n'en était pas question. Il exige plus. Il demande au gouvernement de geler tous les projets qui gênent le patronat et qui sont encore "dans les tuyaux", comme par exemple, la loi sur la pénibilité, sur l'apprentissage ou sur le recours au travail des stagiaires. Il a demandé un "moratoire" sur les projets qui "mettent du stress sur le dos des patrons ". Le patron des patrons a exigé que "l'observatoire des contreparties" voulu par le gouvernement soit rebaptisé  "comité de suivi" en disant " "c'est beaucoup moins agressif".
Pauvres patrons, pauvres entreprises aux milliards de profit ! Ils pleurent les coffres pleins. Mais plus ils font assaut d'exigences supplémentaires, plus Hollande multiplie les gestes d'allégeance.  Il a tout fait pour leur plaire en Californie, puis en France, avec les patrons étrangers. L'un de ces derniers, à sa sortie de l'Elysée, n'a pas malgré tout hésité à déclarer à la presse : " la France est trop chère", "trop cher, le coût du travail". Autrement dit, ʺil nous faut encore d'autres garanties, il nous faut encore bien d'autres allègementsʺ. Tout cela, en Californie comme en France, n'était pas que geste symbolique.
Quand Hollande déclare que le gouvernement est là " pour eux" (les patrons) il faut le croire. Lorsque les communistes révolutionnaires disent que l'État c'est toujours l'État de la classe dominante, c'est bien vrai, on le voit et on l'entend. Ce gouvernement comme les autres est le gouvernement de la bourgeoisie et des riches.
Le gouvernement fera donc encore  des concessions fortes au patronat, pendant qu'il prendra dans les poches des travailleurs et de la population laborieuse les 50 milliards d'économie qu'il recherche. Les "contreparties", il les prendra bien sûr, mais dans le porte-monnaie des travailleurs et des classes populaires.
Il suffit que les patrons multiplient les revendications voire les coups de force pour que le gouvernement leur refile une rallonge. On l'a vu en Guadeloupe, il n'y a pas si longtemps, avec la fronde des patrons du bâtiment qui ont bloqué la zone de Jarry et les principales routes avec leurs gros engins pour obtenir le soir même le moratoire de leurs dettes fiscales et sociales. Récemment, en Martinique et en Guadeloupe encore il a suffit que les petits patrons des stations-service bloquent la distribution de carburant pour qu'ils obtiennent les garanties qu'ils réclamaient, et les grosses compagnies pétrolières le maintien de leurs profits. Le consommateur, lui, n'a eu qu'une insignifiante baisse du carburant afin que le gouvernement et Lurel puissent à peine sauver la face.  
Pendant ce temps, la crise s'aggrave pour les travailleurs et la population laborieuse. Le chômage et la pauvreté augmentent, les licenciements aussi, les salaires sont gelés.
Aux licencieurs, les travailleurs doivent opposer l'interdiction des licenciements. Au patronat qui ne cesse de supprimer des emplois, ils doivent opposer la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Aux capitalistes qui profitent du chômage de masse, ils doivent opposer la nécessité d'embaucher de sorte que chacun ait un emploi. Aux bas salaires, aux pensions misérables, ils doivent imposer l'augmentation des salaires et des pensions en fonction du coût réel de la vie : l'échelle mobile des salaires. Il faudra  engager des luttes et une lutte collective et générale serait le mieux, pour arracher ces revendications vitales pour éviter la déchéance progressive mais certaine de la classe des travailleurs et de tous les exploités !

Guadeloupe: campagne sucrière, les patrons tablent sur une division entre planteurs et ouvriers d'usine !

ZoomLa semaine dernière usiniers et planteurs  publiaient  un communiqué annonçant  l’ouverture de la campagne sucrière 2014 pour le mercredi 19 février 2014. Cette décision unilatérale de ces producteurs ne tenait aucun compte des Négociations Annuelles Obligatoires Sucre-Rhum entre les usines Gardel du Moule, Grande Anse de Marie Galante et les représentants des ouvriers. Usiniers et planteurs pensaient alors faire pression sur les syndicats ouvriers lors de ces NAO qui ont repris le mardi 18 février dernier sans qu’aucun protocole n’ait été signé.
En effet, comme il fallait s’y attendre les discussions achoppent sur :
* l’augmentation des salaires. Les ouvriers réclament une augmentation des salaires pour l’ensemble des du personnel de 100€,
*la prime de panier de nuit,
*l’application de la clause de convertibilité de l’accord Bino.
Rendez-vous est pris pour le jeudi 20 février 2014. A l’heure où nous écrivons nous n’avons pas le résultat de cette rencontre. Mais ce qui est sûr c'est que les capitalistes usiniers cherchent  à recréer un conflit entre ouvriers et planteurs afin de forcer l’ouverture de la récolte, sabotant du coup les NAO Sucre-Rhum. Mais c’est sans tenir compte de la vigilance combative des  ouvriers.

Martinique : Une liste «Combat Ouvrier – Faire entendre le camp des travailleurs», conduite par Ghislaine Joachim-Arnaud, aux élections municipales de Fort-de-France

Zoom Ghislaine Joachim-Arnaud, à la tribune, a tenu une conférence de presse samedi 15 février, à Fort-de-France. A ses côtés, il y avait Gabriel Jean Marie et Nelly Telle, deux candidats de la liste.
Ci-dessous, des extraits de sa déclaration présentant la liste et ses axes de campagne : « ...Cette liste est une liste de travailleurs, actifs ou privés d’emploi, employés du commerce, aides-soignants, infirmières, techniciennes de laboratoire, du secteur privé ou public, chômeurs, retraités, jeunes ou moins jeunes. Nous sommes à l’image de la population laborieuse de la Martinique.
Le sens de notre candidature, ce n'est pas pour dire qu'il faut goudronner tel ou tel chemin de la commune ou repeindre tel ou tel édifice. Ce ne sera pas non plus pour dire que nous serons meilleurs gestionnaires que l’équipe en place. Mais pour dire aux travailleurs et à la population que seules leurs luttes changeront leurs conditions de vie. Et moi, je serai, nous serons, avec eux dans ces luttes, comme nous l'avons toujours été.
La  liste de Combat Ouvrier est donc  une liste pour faire entendre la voix des travailleurs  face à la bourgeoisie, aux possédants et à ses serviteurs politiques de droite comme de gauche, ou encore du camp des patriotes...
 

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