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Archives de CO/CO de l'année 2014/CO n° 1107 du 22 février 2014/CO n° 1112 du 3 mai 2014/Troisième page

Troisième page

Une liste lutte ouvrière combat ouvrier aux élections européennes dans la circonscription d'outre-mer ( suite)

Voter pour une liste qui se revendique du communisme, c’est prendre la position la plus radicale contre les organisations d’extrême droite qui constituent, toutes, une menace pour la classe ouvrière.
Voter  pour cette  liste,  c’est  affirmer les  idées  de l’internationalisme contre toutes  les formes de démagogie nationaliste et contre les préjugés réactionnaires xénophobes et racistes qui poussent sur le fumier d’une société capitaliste en crise.
C’est exprimer non seulement le rejet des partis de la bourgeoisie, mais aussi l’opposition à la bourgeoisie elle-même et à l’organisation capitaliste de l’économie. C’est se  déclarer pour une société sans exploitation, sans oppression et sans barrières séparant et opposant les peuples.

Martinique : Transport Boniface : les salariés ne se laissent pas faire.

Voilà maintenant près de deux mois que des salariés de la société de Transport Boniface sont en grève et paralysent le fonctionnement de leur entreprise.
Cette entreprise compte 21 salariés, principalement des chauffeurs, et assure pour le compte de l’Espace Sud le transport des passagers dans la commune de Rivière-Pilote. Sur ces 21 salariés, 15 ont choisi de s’organiser au sein du syndicat CSTM.
Voilà près de deux mois, avec leur syndicat, ils ont déposé auprès de leur employeur une liste de revendications,  portant notamment sur des salaires.
L’employeur, pour ne pas discuter avec le syndicat choisi par les salariés, tire prétexte du fait que ce syndicat ne serait pas représentatif. Et il a trouvé l’appui d’un autre syndicat, FO, pour le soutenir. C’est avec ce syndicat que le patron entendait signer un accord de fin de conflit. Ce que refusent les grévistes. Sollicitée, la Direction du travail a donné raison aux salariés en grève.
Cette affaire est intéressante à plus d’un titre.
Elle montre la détermination des patrons, avec des soutiens inattendus, à refuser de discuter avec les représentants que les travailleurs se choisissent. En l’occurrence ces   patrons choisissent même de ne pas respecter la loi. Mais elle montre également le peu de cas que ces patrons font des préoccupations de la population qui est sans moyen de transport. Ils cherchent à la dresser contre leurs employés en lutte.
Les grévistes sont restés déterminés et d’ores et déjà ils auraient obtenu satisfaction sur certaines de leurs revendications. En fin de semaine, ils ont eu le soutien de plusieurs sections de la CSTM et menaçaient d’occuper la voie publique si la direction continuait de refuser de reconnaitre le syndicat CSTM. Au moment où nous écrivons, ils attendent que les établissements Boniface soient déboutés et qu’un accord sur les conditions du transport à Rivière Pilote soit trouvé par l’Espace Sud, communauté des communes du Sud. Ils refusent toujours de se voir imposer une autre organisation que celle qu’ils ont choisie. Et ils ont bien raison.
 

Martinique : Manscour joue au jeu de la vérité

L. J. Manscour, ex-député, maire de la Trinité en Martinique est présent sur la liste présentée par le Parti Socialiste pour les élections européennes du 24 mai.
 Interrogé le 28/4 dans l'émission «Décryptages» de Martinique 1ère radio, il a tenu un discours, certes sans surprise, mais aussi bien révélateur.
L. J. Mancour appelle à «changer l'Europe» et à «changer de politique», en élisant des candidats du Parti Socialiste à l'Assemblée Européenne. Leur élection ouvrirait, paraît-il, la voie à une «Europe plus sociale et plus humaine».
Comme si la population travailleuse pouvait attendre des changements allant dans le sens de ses intérêts de candidats soutenant la politique gouvernementale !
L. J. Manscour ne peut toutefois pas être accusé de démagogie. Dans son interview il a dit vouloir faire comprendre que la situation économique difficile, notamment la dette «abyssale», appelle nécessairement à accepter des sacrifices.
Il oublie bien sûr de dire que la dette n'a profité en rien aux couches populaires et que les sacrifices nous sont imposés depuis des années, acceptation ou pas ! Hollande, avec Ayrault d'abord, puis avec Valls, ne fait que charger un peu plus la mule.
Les politiciens du genre de Manscour nous prouvent que ces soi-disant socialistes choisissent de miner encore leur influence auprès des travailleurs en soutenant une politique qui ne profite qu'au patronat.
n.

Martinique : "Yonn a lôt" ?, mon œil

Le MEDEF (syndicat des patrons), représenté par son président Philippe Jock et la directrice régionale du Pôle emploi Martine Chong-Wa Numéric, ont signé une «convention d’objectif pour l’année 2014».
De quoi s’agit t-il ? L’objectif, souligne cette directrice est de «remettre en emploi les personnes de plus de 26 ans qui ne touchent plus d’indemnités chômage». Autrement dit, ceux qui ont été volontairement privés d’emploi durant des années et qu’on chercherait à réembaucher maintenant par petites gouttes avec un salaire de misère.
Ainsi, sur les 37 personnes qui ont pu bénéficier de cet objectif, 5 seulement ont signé un CDI –contrat à durée indéterminée. Et la directrice de Pôle emploi de renchérir «ce qui n’est pas une obligation pour l’employeur».
Là encore, les patrons font ce qu’ils veulent, embaucher ou pas, sans être contraints. Voilà le fameux «yonn a lôt» que le Médef et la responsable du Pôle emploi qualifient «d’objectif ambitieux ».
En définitive, ce programme nommé «yonn a lôt» n’est que du baratin et de la poudre aux yeux.
En tout cas, le seul objectif valable pour que les travailleurs ne soient pas victimes du chômage dans cette société d’exploitation capitaliste, serait d’imposer au patronat : l’interdiction des licenciements, la diminution du temps de travail et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire.

Guadeloupe : Le rectorat à nouveau condamné

En mars, le rectorat a perdu au tribunal administratif face à trois enseignants contractuels. Il est condamné à réintégrer ces personnels en contrat à durée indéterminée, à partir de 2008 pour deux d’entre eux, et de 2009 pour le troisième. Il doit aussi leur verser des indemnités correspondant aux salaires qu’ils auraient dû toucher lorsque le rectorat avait volontairement interrompu leur activité.
Depuis très longtemps, l’Académie de Guadeloupe abuse des enseignants précaires pour pallier le manque de professeurs. En 2010, les enseignants contractuels se sont mobilisés pour exiger leurs droits, et en particulier un contrat à durée indéterminée pour tous ceux qui enseignent depuis 6 ans, comme le prévoit la loi.
La réponse de la direction du rectorat a été : «Nous ne respecterons pas la loi, si vous n’êtes pas contents, allez au tribunal». Après plusieurs années, certains de ces enseignants ont finalement obtenu gain de cause.
Au cours des derniers mois, c’est la deuxième fois que les tribunaux condamnent le rectorat pour des abus envers les salariés précaires, professeurs ou contrats aidés. Un autre jugement devra être rendu par les Prud’hommes de Pointe-à-Pitre fin mai.
Ces décisions de justice montrent que les salariés ont raison de ne pas se laisser faire. Mais avec les nouvelles suppressions de postes prévues pour septembre, la précarité va encore s’aggraver dans l’Académie. Les personnels et les enseignants précaires auront tout intérêt à se mobiliser à nouveau.
 

Martinique : l’écho des hôpitaux

GARGANTUA ES TU LÀ ?                                                                                
Le CH du Lamentin dispose d’un agrément lui permettant de confectionner 2600 repas par jour. Sur le site de Fort de France, on en fait 3500 par jour. Et au Lamentin, se fabriquent déjà 1600 repas par jour pour Trinité, Colson et le Lamentin. Conclusion : Mangot Vulcin ne pourra pas absorber tous les repas du CH-FF.
On se demande qui sont les têtes d’œuf qui ont conçu ce projet, alors qu’on nous raconte que l’hôpital est en faillite.
 
Allo ! N’est pas lÀ…
Lundi 14 avril 2014, gros problème de téléphone, impossible de joindre ses correspondants dans l’établissement hospitalier le plus moderne de la Caraïbe. Ou ça sonnait occupé ; ou ça sonnait dans le vide. Ou quand quelqu’un décrochait, l’appelant entendait une conversation en cours.
 
CE N’EST PAS UNE NOUVEAUTE
Avant ce dysfonctionnement du 14 avril, il y avait déjà des problèmes pour joindre un correspondant. Ainsi, quand le poste demandé était occupé, l’appelant avait tout droit à une sonnerie normale, comme s’il n’y avait personne. Aucun signal pour signaler que la personne appelée était déjà en ligne et à son poste de travail. Cela occasionne des quiproquos et des paroles inutiles.
 
 
PERSONNEL NON REMPLACE ET STRESS A l’UPC
 Un agent qui prépare les chimio est absent et pas remplacé. Cela occasionne des retards dans l’acheminement et ’administration des chimios. A ceci s’ajoute les retards des ordonnances délivrées par le personnel médical. Certains s’en excusent mais continuent pour autant sans nous donner les explications à ces retards. Toute la chaine est ainsi désorganisée : à la fabrication, au transport,  à l’administration des chimios, avec heures supp pour le personnel et plus d’attente et de stress pour les malades.

Antigua et Barbuda : dissolution du parlement d’un paradis fiscal

Le Parlement des îles d’Antigua et Barbuda a été dissout et une nouvelle élection aura lieu le 25 juillet prochain. L’actuel Premier ministre, Spencer Baldwin, avait retardé l’élection qui aurait dû avoir lieu en mars. Son parti, le "United Progressive Party", briguait un troisième mandat. Il avait été réélu en 2009, remportant 9 sièges sur 17 à la chambre des représentants, alors que le parti rival, le "Antigua Labor Party" en obtenait 7. Ce dernier, qui pressait le gouvernement d’organiser la nouvelle élection, avait déposé un recours en justice.
Antigua est une île située au nord de la Guadeloupe, ainsi que sa petite voisine Barbuda, un peu plus au nord. Cette ancienne colonie anglaise est indépendante depuis 1981, avec le statut de Royaume du Commonwealth. 16 pays font partie de cette union, qui comprend entre autres le Canada, l’Australie et Barbade. Ils considèrent la reine d’Angleterre comme leur chef d’état, elle est représentée par un gouverneur. Mais son rôle est essentiellement honorifique. Le gouvernement proprement dit est exercé par le Premier ministre.
Les deux îles forment un seul État et comptent 91 000 habitants. Elles sont peu propices à l’agriculture et la population vit dans une relative pauvreté. Mais comme d’autres îles membres du Commonwealth aux Antilles, ce sont des paradis fiscaux où transitent des fortunes virtuelles, des entreprises y ayant leur siège social pour bénéficier d’une fiscalité quasi nulle. Barbuda, qui ne comprend qu’un petit village et une nature encore sauvage, est en outre un lieu de tourisme de grand luxe.

Guadeloupe : PAWOL A TRAVAYÈ BANNANN

CONTRATS  D’AVENIR : UNE  AUBAINE  POUR  LES  PATRONS
A entendre les pleurs et gémissements de certains patrons de la banane, on croirait que beaucoup d’entre eux sont au bord de la faillite tellement leur situation est difficile.
En réalité c’est tout le contraire. Non seulement la production de bananes a atteint 70 000 tonnes (au lieu des 40 à 50 000 habituelles), mais cela s’est réalisé presque sans embauches.
Et quand il y en avait, c’était des CDD et surtout des Contrats d’Avenir dont une partie du salaire est payée par les pouvoirs publics.
 
EXPLOITATION  PLUS  FÉROCE 
 Il y a quelques années de cela, on admettait qu’il fallait une moyenne de «2,5» ouvriers agricoles par hectare pour qu’une plantation fonctionne «normalement». 
Aujourd’hui, sur presque toutes les plantations, et en particulier les plus grandes, il n’y a plus qu’en moyenne «1,5» ouvrier par hectare. Et pourtant, la production, donc les profits des patrons, a beaucoup augmenté…C’est que l’exploitation est un peu plus féroce…
 
L. LIGNIÈRES  VEUT  NOUS  IMPOSER  NOS  DATES  DE  CONGÉ
L’accord sur le chômage partiel permet aux patrons, en cas de baisse d’activité, de nous payer 5 jours de travail par semaine même si on en fait 1 ou 2. Les 3 à 4 autres jours non travaillés sont remboursés aux patrons par les organismes publics.
Pour ne pas avoir à nous faire l’avance de la paye des jours non travaillés, L. Lignières veut nous obliger à prendre nos congés annuels même si cela ne nous arrange pas.

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