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Archives de CO/CO de l'année 2014/CO n° 1105 du 25 janvier 2014/Troisième page

Troisième page

Martinique : Datex /Servichef : les salariés refusent d’être les victimes

Depuis le premier janvier 2014 le prix des carburants a augmenté. En effet, nous payons, pour ce qui est de la Guadeloupe, le super sans plomb et le gazole 2 centimes d’euro plus cher qu’au mois de décembre 2013. Le prix du gaz butane en revanche a baissé de 38 centimes d’euro.
Ainsi, le litre de sans plomb passe à 1,50 €  et le litre de gazole à 1,38 €. La bouteille de gaz  de 12,5 kg baisse donc et passe à 21,23 € au lieu de 21,61€. Mais cette baisse ne compensera pas les augmentations de l'essence qui en ce début d'année viennent s'ajouter à toutes les autres : augmentation de la TVA, augmentation de l'eau, des loyers, des impôts. Il est grand temps de se battre pour une véritable échelle mobile des salaires : augmentation des salaires et leur indexation sur le coût réel de la vie !
 


Martinique : Les salariés de la société « Vedettes Madinina »... menés en bateau ?

Depuis plus d’un an, la société Sagetm  «Vedettes Madinina» dont le gérant est Eric Mongérand, connait des difficultés financières. Cette société compte une trentaine de salariés ; elle effectue les navettes durant l’année entre Fort-de-France et les Trois-Ilets en transportant des salariés, écoliers, résidents du sud et touristes.
Le tribunal mixte de commerce de Fort-de-France a prononcé le mardi 14 janvier dernier la liquidation judiciaire de la société.
Dans le journal France Antilles du vendredi 17 janvier, il est écrit que : «Saisie depuis le 12 décembre 2012 par le parquet de Fort-de-France, la justice reproche à la Sagetm, sortie du redressement judiciaire en avril 2006, d’avoir généré de nouvelles dettes pendant son plan de continuation. Notamment, en ne payant pas ses cotisations sociales. La société enregistrait, à ce jour, un passif supérieur à 1 million d’euros
Le 12 novembre dernier, ce gérant avait reçu l’aide et la complicité de ses amis politiques, c'est-à-dire du Conseil Général, institution compétente en matière de transport scolaire, en l’aidant financièrement avec l’argent des contribuables à hauteur de 1,1 million d’euros. Cet argent semble-t-il est parti en fumée. Mais avant de fermer boutique, la Justice lui a permis de poursuivre ses activités jusqu’au 28 février prochain. D’ici là, Mongérand, comme son nom l’indique, aura sans doute le temps de gérer ses affaires en douce. C’est ce que font bon nombre de petits, moyens ou gros patrons locaux, soutenus par l’État, les Collectivités et la Justice à leur service qui, tout en s'en lavant les mains par le biais de mises en redressement judiciaire, jettent à la rue des travailleurs.
Dans cette société capitaliste, la crise n’est pas pour tout le monde. C'est-à-dire que ceux qui ont de l’argent, les patrons, reçoivent des aides de l’État. Ils sont exonérés d’impôts, ne payent plus de cotisations sociales et avec le dernier pacte de responsabilité de Hollande, ils ne paieront plus d’allocations familiales. En plus de tout cela, quand ils ne font pas suffisamment de profits, ils licencient.
Pourtant la solution est simple. Il faudrait que la société la Sagetm et tous les transports publics soient gérés comme de vrais services publics et non comme des sociétés privées qui se soucient surtout de leurs profits. Mais ceux qui nous dirigent par le biais du Conseil Général ou Régional et bientôt de la Collectivité unique seront-ils capables de faire fonctionner ces transports publics au profit de la majorité de la population, c'est-à-dire des travailleurs, de la population laborieuse ? On a toutes les raisons d'en douter.
Car la majorité des dirigeants politiques actuels sont aux ordres des gros patrons, parfois aussi mangent dans leur main. Et les intérêts de la population sont le cadet de leurs soucis.
 

Guadeloupe : PAWOL A TRAVAYÈ BANNANN (Plantations en Lutte)

EURL  DE  BELLEVUE : UN  MOYEN  EFFICACE
Cette année, sur cette plantation de Baillif appartenant à L. Lignières, les camarades ne sont pas allés par «4 chemins» pour obtenir le paiement de leur prime de fin d’année : une grève le 23 décembre et Lignières a payé 600€ à tous les camarades.
Encore un exemple qui montre quel langage comprennent certains patrons pwofitè.
 
PLANTATION  Marie Christine LIGNIÈRES : SANCTIONNÉ  POUR  UN  RETARD  DE 15MN
Arrivé sur la plantation de St Claude à 6h15 au lieu de 6h, un camarade s’est tout d’abord fait «engueuler» par le fils de L. Lignières. Le camarade lui a fait remarquer que très souvent il finit de travailler une heure, deux heures et même plus après l’heure légale de la fin de la journée de travail sans paiement d’heures supplémentaires et là on lui fait des reproches pour 15mn de retard.
Il a été suspend pour 8 jours.
Conclusion : la famille Lignières estime qu’elle peut nous voler plusieurs heures de travail, mais nous sanctionner pour 15mn de retard.
 
PRÊT  DE  MAIN  D’ŒUVRE : UNE  PRATIQUE  ILLÉGALE
Depuis quelques années nombre de patrons de la banane ont recours au «prêt de main d’œuvre». Cela consiste à faire travailler une même personne sur plusieurs plantations différentes appartenant au même propriétaire ou à la même famille, mais sous des noms de sociétés différentes. 
C’est le cas de T. Dambas qui fait circuler des travailleurs sur au moins 4 plantations différentes, de la famille L. Lignières etc..
 
…MAIS  BÉNÉFIQUE.
Ainsi l’effectif d’aucune de ces plantations ne dépasse 50 travailleurs. Ce qui permet aux propriétaires d’échapper à certaines obligations, comme par exemple la création d’un comité d’entreprise, avec élections des délégués à cette instance, et toutes les autres obligations qui y sont liées.
Un jour ou l’autre les camarades de la banane vont finir par mettre une fin à cette pratique illégale.
 

Martinique : ÉCHOS DES HÔPITAUX

DES  REAJUSTEMENTS  DE NOTE  AU LANCE-PIERRE !
Lorsqu’on est enfin titularisé et qu’on a bénéficié d’une reprise d’ancienneté, l’administration doit faire le réajustement des notes par rapport à cette ancienneté.
Mais voilà ! Malgré les demandes des collègues, la direction ne leur répond toujours pas.
Avec les prochaines CAPL, c’est pourtant urgent pour leur permettre de bénéficier d’une bonification et de changer ainsi d’échelon quelques mois plus tôt !
 
…..UNE  DIRECTION  QUI  S’EN  MOQUE !
Le changement d’échelon, c’est important pour nous. C’est l’occasion d’obtenir une petite augmentation de revenus toujours bienvenue d’autant que nos salaires sont bloqués depuis plusieurs années.
La direction fait le mort. A croire qu’elle se moque des demandes de nos collègues. A moins que cela soit une fois de plus pour faire des économies. Mais on ne la lâchera pas !
 
UN MANQUE DE TRANSPARENCE QUI N’EST PAS NORMAL
Quand la direction finit par faire ces réajustements de note, pour les collègues, c’est le brouillard total. On ne sait pas comment elle fait ses calculs. Il y en a qui sont « bien notés », d’autres moins bien. Là encore, elle ne répond pas à nos interrogations. On se demande bien qu’est ce qu’il y a derrière ces cachoteries. Ce n’est surement pas en notre faveur !

Guadeloupe : ÉCHOS DES ASSURANCES

MAIF : LA DIRECTION VEUT IMPOSER DES HEURES SUPPLÉMENTAIRES LE SAMEDI
Dans un message reçu le 7 janvier, la direction  nous annonce que les collègues des centres de gestion devront obligatoirement faire des heures supplémentaires le samedi matin sous peine de sanction pour ceux qui n’accepteront pas d’en faire. Le prétexte invoqué est la surcharge de dossiers à traiter du fait des intempéries.
Pourtant cela fait plusieurs mois que les organisations syndicales alertent la direction sur les conséquences de la réduction des recrutements, le recours de plus en plus important aux contrats à durée déterminée. Le message précisait que les salariés concernés devront venir travailler le samedi 18 janvier et l’autre samedi sera choisi par le responsable du centre.
 
VIVE REACTION DES SALARIES CONCERNÉS
A la réception de ce message, les réactions n’ont pas manqué et les organisations syndicales ont été assaillies de questions. Ces organisations ont été obligées de monter au créneau. La possibilité de faire grève a même  été évoquée par certains.
Finalement lors d’un comité d’entreprise extraordinaire, la direction a fait un léger recul  en acceptant de ne plus imposer le travail du samedi car elle parlait même de sanctionner ceux qui refusaient de venir. Pour faire passer la pilule elle proposait de payer les heures avec une majoration de 150 % au lieu de 125 % ou de les récupérer, et de prendre en charge les frais de garde pour les enfants.
 
HEURES SUPPLÉMENTAIRES : CE N’EST QU’UN DÉBUT !
Désormais lorsque la direction propose d’effectuer des heures supplémentaires, elle impose le samedi ce qui est inadmissible. Et c’est une façon de nous faire accepter l’idée de travailler le samedi tout le temps. Si nous ne réagissons pas elle continuera de plus belle.
Nous travaillons déjà toute la semaine sans après midi de libre et il faudrait  encore revenir le samedi matin pour un minimum de 5h.
En fait la direction qui veut revenir sur l’OTT (organisation du temps de travail) a dans ses projets l’intention  de nous faire tous travailler le samedi et là il n’y aura pas de majoration puisque  cela sera prévu dans les horaires. Mais pour l’instant les structures ouvertes le samedi travaillent sur 4 jours et font 32heures. Ce n’est pas notre cas et nous n’avons pas intérêt à travailler 6 jours sur 7. Si le paiement obtenu est pour payer un médecin du fait de la fatigue ce n’est pas la peine.
 
 

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