Site

Archives de CO/CO de l'année 2014/CO n° 1105 du 25 janvier 2014/Première page

Première page

Éditorial : HOLLANDE : UN NOUVEAU CADEAU ROYAL AU GRAND PATRONAT

Le pacte de "responsabilité" que François Hollande  a proposé au patronat  n'est pas  " un virage à droite" ou un "tournant", c'est le suivi d'une ligne droite de la politique des soi-disant socialistes au pouvoir.  C'est  la poursuite d'une politique d'allégeance totale au patronat.
La principale mesure c'est la suppression des 30 à 35 milliards de cotisations que paie le patronat pour les  allocations familiales.  Hollande a fait mine de  réclamer en échange des contreparties au patronat, c'est à dire des embauches massives. Le patronat, par la bouche de son dirigeant Gattaz avait déjà promis en octobre dernier la création  d'un million d'emplois si l'État réduisait considérablement "le coût du travail". Aujourd'hui, Montebourg renchérit à deux millions..Mais en réalité c'est au moins 5 millions d'emplois qu'il faudrait créer immédiatement et près de 200 000 immédiatement en Martinique et en Guadeloupe réunies. Et pas des CDD, pas des emplois précaires mais de vrais emplois durables, et correctement payés
Gattaz est même revenu sur  son million d'emplois. De toutes façons seuls les naïfs peuvent croire à une embauche massive du patronat en contrepartie des cadeaux royaux de Hollande. Le patronat, depuis des années reçoit toutes sortes d'exonérations sociales et fiscales de la part des gouvernements de gauche comme de droite et pourtant le chômage ne cesse d'augmenter.
A propos  des contreparties, Gattaz  a déclaré de suite : "je ne signerai jamais un engagement juridique sur le nombre d'emplois créés". Le MEDEF (Mouvement des entreprises de France, principale organisation patronale) en veut toujours plus. Il réclame une baisse des prélèvements obligatoires de 100 milliards d'euros, la réduction des dépenses publiques pour que cet argent  soit versé  aux patrons, et encore et encore d'autres cadeaux et engagements !
Mais les patrons se partagent la tâche. Pendant que  certains  réclament toujours plus, d'autres patrons ont renvoyé l'ascenseur à Hollande. Ils n'ont  pas caché leur satisfaction après la décision de leur supprimer le paiement des allocations familiales. L'ex patronne du MEDEF, Laurence Parisot, a sorti " ah enfin, il était temps". Le patron du MEDEF d'Anjou et du pays de La Loire n'a que propos élogieux envers "le pacte de responsabilité". Il a déclaré : "Il a changé de nom mais c'est bien le pacte de confiance, que nous avons proposé. Ne le répétez surtout pas mais le président Hollande est à la solde du MEDEF... et il a ajouté : " c'est beaucoup plus facile de réformer sous un gouvernement de gauche que sous un gouvernement de droite, il y a moins de freins. "
Voilà. Si des travailleurs voyaient dans la gauche, quelque chose de "moins pire" que la droite, aujourd'hui ils peuvent se rendre compte que  l'une ou l'autre c'est "aussi pire" et peut être la gauche "plus pire" encore. Car la gauche a bien des relais chargés dans la        classe ouvrière et dans les syndicats d'entretenir  les illusions et d'étouffer autant qu'ils peuvent le mécontentement et la colère des travailleurs, donnant ainsi quelque répit au gouvernement Hollande. C'est le cas du ministre de l'Outre-mer, Lurel  par exemple, qui cherche à se faire passer pour un champion de la  baisse des prix alors qu'il est soumis comme les autres ministres et serviteurs politiques de cette gauche au diktat de Total et autres grands capitalistes.
Mais le répit n'aura qu'un temps, car la grande capacité des travailleurs a endurer les privations et le chômage pendant que les centaines de milliards ont rempli encore en 2013 les caisses des capitalistes, peut être aussi une force. Oui, l'endurance et la force se forgent souvent dans la discrétion. Puis un jour l'énergie accumulée explose. Il en est ainsi de l'énergie sociale, et en particulier de celle des travailleurs.
 . 

Martinique : Après la fusillade mortelle de Sainte Anne

Zoom La fusillade qui a eu lieu dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 janvier à la sortie d’un restaurant de Sainte Anne a fait deux morts, six blessés par balle et une vingtaine d’autres blessés. Elle a choqué beaucoup de gens et a été largement commentée y compris par les médias de France. La fusillade serait intervenue suite à un différend entre jeunes venus dans une soirée avec des armes de poing. Des bagarres entre ces jeunes se sont poursuivies durant l’évacuation et jusque dans l’enceinte du service des urgences. La direction a dû faire appel aux gendarmes pour sécuriser personnels et patients.
Cette nouvelle rixe mortelle a suscité de nombreuses réactions de tristesse mais aussi de découragement, tant les personnes se disent démunies et sans solution face à de tels drames à répétition. Une fois de plus les commentaires tournent autour de la «dérive de la jeunesse», de la  «perte des repères», ou encore de la «responsabilité des parents», de la «circulation des armes à feu». Le chômage n’étant souvent présenté que comme l’une des causes parmi tant d’autres. L’analyse de cette situation par certains analystes et autres sociologues va dans le même sens.
 Mais, il n'y a pas à chercher midi à quatorze heures. Ce sont le chômage, la précarité, l'injustice sociale qui sont les principales causes de la désespérance des jeunes et aussi des moins jeunes. Elle augmente en proportion de l'aggravation de la crise  de la société capitaliste.
Une de ses conséquences est que les sommes mises à la disposition des besoins de la population diminuent, entrainant la baisse de l’activité et le chômage massif, en particulier celui des jeunes.
Il n'y a pas d'autre choix que la lutte collective pour s'en sortir. Quand les jeunes exprimeront leur colère non pas pour se tirer dessus mais pour se battre ensemble, avec les travailleurs, contre les responsables du chômage et de la misère, la porte s’ouvrira vers un réel changement. Ces responsables, ce sont les gros patrons et leurs serviteurs politiques. Il n'y a pas d'autres perspectives.

Combat Ouvrier aux élections municipales

Zoom Notre organisation, Combat Ouvrier, participera à l'élection municipale  de mars 2014 dans la ville des Abymes en Guadeloupe. Nous nous préparons aussi à participer aux élections municipales de Capesterre Belle-Eau et de Fort de France en Martinique.
Aux Abymes, notre liste " Combat Ouvrier" sera conduite par notre camarade, madame Danielle Diakok, salariée de la MAIF, 56 ans,  membre du conseil municipal des Abymes depuis 2008.
En effet, lors des dernières élections municipales nous avions accepté de figurer sur la liste d'Eric Jalton car cette liste était  dans l'opposition à la droite sarkoziste, à la condition que  cette participation  n'occulte pas notre entière liberté de parole et d'action. D'ailleurs,  y compris pendant la campagne pour les municipales de 2008 nous nous étions exprimé en toute indépendance.
En 2012, Danielle Diakok a aussi été candidate de "Combat Ouvrier-Lutte Ouvrière"  aux élections législatives dans la circonscription des Abymes et a fait campagne sous le drapeau du communisme révolutionnaire.
Aujourd'hui, la liste d'Eric Jalton soutient la majorité présidentielle de Hollande qui multiplie les attaques contre les travailleurs. Cela dépasse même la personne d'Eric Jalton. Il s'agit d'une politique globale anti-ouvrière et pro-patronale. Pour cette raison, nous ne figurerons pas cette fois sur la liste Jalton, mais irons à ces élections avec notre propre liste.
Notre programme est un programme de lutte  des travailleurs!  Nous nous présentons pour faire entendre la voix des travailleurs, la voix de ceux qui sont exploités férocement par le patronat capitaliste, soutenu par  ses serviteurs politiques de gauche et de droite, et pour relever le drapeau  de la classe ouvrière. Nous nous présentons pour dire que pour résoudre le problème du chômage il faut en finir avec le saupoudrage et les mesures bidon, il faut immédiatement des mesures d'urgence et embaucher près de 200 000 personnes  en Guadeloupe et en Martinique réunies. Une seule mesure est capable de résoudre ce problème : la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Il faut aussi interdire les licenciements, les rendre illégaux !  Il faut arrêter de faire payer aux travailleurs et aux classes populaires la dette de la bourgeoisie et de donner à cette bourgeoisie ce que l'on prend dans la poche de la population. Il faudra se battre aussi contre la dégradation  des services publics, pour que l'eau coule dans les robinets de chaque maison tous les jours. Et ce n'est qu'un exemple  de la dégradation générale des services publics que l'on fait subir à la population. 
Nous développerons ce programme de lutte :
 
À la confÉrence de presse du vendredi 31 janvier 2014, À 10 h, À la salle RÉmy Nainsouta  À Pointe-À-pitre.
                                               Et
 À la rÉunion publique du vendredi  7 fÉvrier a la salle Faustin ThÉodore
aux Abymes À 19H
 
 
                                                   

Bookmark and Share
Bookmark and Share