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Archives de CO/CO de l'année 2011/CO n°1049 du 21 mai 2011/Page 3

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Guadeloupe
ECHO DE POLE EMPLOI

EFFECTIFS, LE COMPTE N’Y EST TOUJOURS PAS
L’intégration des 8 CDD est une goutte d’eau en ce qui concerne le manque d’effectif à Pôle Emploi. Dans certaines agences, s’il n’y avait pas l’un des collègues concernés par la mobilisation, on compte des contrats aidés ou des collègues qui enchainent les CDD de remplacement. Un jour ou l’autre, il faudra que l’on s’occupe de cela aussi !
 
 
AGRESSIONS DANS LES AGENCES : PAS DE RÉPIT MEME EN PÉRIODE DE GRÈVE
Le nouveau directeur avait donné des consignes pour ouvrir les agences. Certains chefs d’agences, voulant absolument respecter les ordres à la lettre en ont eu pour leur frais : des demandeurs agressifs ont débarqué en colère face à la fermeture des services.
Même en période de grève, la direction nous met en danger. Tout ça pour afficher à la DG un faible nombre de grévistes et des agences qui continuent de tourner, malgré tout.
 
LA GRÈVE UN MOMENT PRIVILÉGIÉ
Après dix jours de mobilisation nous avons obtenu satisfaction. Pour certains collègues, on venait à peine de commencer à faire connaissance des agents d’autres sites, que la grève se termine.
Nous reprenons le travail, fiers d’avoir réussi à garder l’ensemble des 8 collègues.
 
LICENCIEMENT D’UNE COLLÈGUE DE POLE EMPLOI GUADELOUPE
La collègue accusée d’avoir joué un rôle néfaste dans l’affaire de l’association Guadanime a été licenciée après avoir subi un conseil de discipline. Rappelons que cette association avait notamment signé des contrats CAE sans signature de conventions. Certains salariés fictifs n’ont jamais été employés par Guadanime.
Cette association s’est aussi permis de mettre à disposition d’entreprises marchandes des personnels sous contrats CAE dont la moitié du salaire était versé directement à ces entreprises.
            Certaines victimes ne peuvent toujours pas percevoir leurs allocations chômage !
 
 
                                                                                                                                                 

L’ECHO DES HOPITAUX (Martinique)

URGENCE pour les effectifs AU BLOC OBSTETRICAL
            Au bloc obstétrical, la situation est intenable ! Les urgences gynéco-obstétriques et la salle de travail tournent à plein, d’autant que nous commençons à recevoir les patients du Lamentin.
            Mais les collègues AS et ASH en congé de maladie n’étant pas remplacés, les autres se retrouvent avec des plages de 12H, à cheval sur les 2 services. Pour exiger de la direction des solutions, les collègues ont débrayé le mardi 10 mai.
 
CHU-PZQ : QUI PARLE DE DEFICIT ?
            Dans le courant du mois d’avril, les inspecteurs généraux des affaires sanitaires ont été reçus dans la  petite salle contigüe au restaurant du personnel, pour se restaurer.
            Au menu, il y avait entre autres : apéritifs et divers ( Rhum, Martini), entrées variées, gambas, magret de canard, Roquefort, desserts et fruits, vin blanc de Bordeaux, etc…Nombre d’invités : 31.
            Un menu de ce type dans un restaurant vaut environ 150€ par tête de pipe.
            Juste le temps d’une pause, sortez vos calculettes !!!
 
ET POUR LA PIETAILLE …
            Le même jour, au menu du restaurant du personnel, c’était : betterave rouge, soja, haricots verts, riz –lentilles, poisson (pas très bien accommodé pour flatter le gout : pani lajan) ou steak haché, orange, yaourt.
            On constate que même pour se restaurer les injustices sont criantes !
 
VOUS DITES HYGIENE ???
            Une note a été récemment publiée pour informer le personnel qu’en raison des restrictions budgétaires, la dotation en tenue professionnelles neuves, est réduite à 3 ensembles au lieu de 6.
            Vu les possibilités de la blanchisserie, cela signifie que loin de pouvoir porter une tenue propre tous les jours, on risque d’en avoir une par semaine.
            Tant pis pour l’hygiène et la transpiration fréquente à l’hôpital. Les auteurs de cette note sont sans doute ceux qui « pa ka soué » !
 
 
                                                                                                                                                   

Guadeloupe: Echo des télécom

 
France : Un collègue s’est suicidé par le feu
            Mardi 26 avril, un collègue du site de Mérignac en Gironde s’est suicidé par le feu sur le parking. Le lendemain, environ 300 personnes ont quitté leur travail pour lui rendre hommage et pour exprimer leur colère. La directrice du centre ainsi que le responsable régional des ressources humaines ont été invités à passer leur chemin.

Une politique de l’emploi au service du patronat

Lors de son show télévisé de février dernier, Sarkozy avait annoncé 500 millions d’euros de mesures exceptionnelles contre le chômage. Depuis, la somme a été ramenée à 350 millions d’euros. Et, au sein de cette somme, le dispositif d’indemnisation des chômeurs en formation, déjà très réduit, est ramené au minimum, à peine 8 millions d’euros.
En réalité, l’essentiel des aides ira au patronat : dégrèvements de charges pour des contrats de professionnalisation, 2 000 euros touchés pour chaque apprenti, subventions à des organismes de formation...
Pour faire diminuer le chômage, la solution ne passe pas par les aides aux patrons qui prennent l’oseille sans pour autant embaucher. La solution, c’est de leur imposer le partage du travail entre tous les salariés en maintenant les salaires.
Une société qui marche sur la tête
Le gouvernement pavoise : le nombre de suppressions de postes de fonctionnaires a atteint un niveau record en 2010 : 31 000. Sur la période 2008-2010, plus de 80 000 postes ont disparu par le non-remplacement des départs à la retraite et 31 600 doivent être supprimés en 2011. Tout cela entraîne une situation intenable dans les services publics : écoles, hôpitaux, caisses d’allocations familiales, etc.
Si cette politique était inversée, ce serait donc au moins autour de 100 000 emplois en plus pour un travail et une activité utile à la société. Mais, à l’image des déclarations provocatrices du ministre Laurent Wauquiez, le gouvernement choisit d’alimenter le chômage et insinue que ceux qui ne trouvent pas d’emploi sont des « assistés ».
 

Martinique : Fin de la grève a Food-Circus

Le 4 mai, après plus de 4 semaines de grève, la «proposition d'accord » faite par Robert Parfait, patron de Food-Circus (Centre Commercial La Galleria, au Lamentin), a débouché sur la reprise du travail de la vingtaine de grévistes. Il y a eu des concessions salariales (prise en compte du tarif horaire de nuit à compter de 21h au lieu de 22h et révision de la grille de salaires en fonction de l'ancienneté). Concernant le refus du licenciement d'une manager, revendication importante des grévistes, le licenciement pour faute grave est abandonné, la salariée bénéficiera de deux mois de préavis et deux mois d'indemnités de licenciement.
         Nul doute que Robert Parfait y réfléchira à 2 fois s'il lui revenait l'idée d'une telle sanction sur l'un de ses restaurants.
         Mais les employées n'ont donc fait reculer que partiellement Robert Parfait. Cependant, avoir imposé l'arrêt du Food-Circus pendant 4 semaines, à vingt, face à un groupe important comprenant plusieurs unités de restauration, peut être un motif de légitime fierté. C'est bien ce qu'exprimait la délégation de grévistes présents avec leur banderole dans la manifestation de Fort-de-France le 1er mai.

Dans le secteur de l’énergie : Va-t-on vers un renforcement du mouvement à EDF-Guadeloupe ? (Plantations en Lutte)

En grève depuis le 4 avril dernier, les grévistes s’activent pour renforcer la mobilisation au niveau de l’EDF. Il faut savoir que les salariés de la CTM (Centrale Thermique du Moule) et de la CDE (Centrale Diesel Export) ont suspendu le mouvement mais certains de la CTM sont en droit de retrait.              La direction d’EDF refuse d’organiser une table ronde entre toutes les parties, table ronde demandée par les grévistes. Pire, elle veut les intimider et a traduit un salarié devant le conseil de discipline ; mais celui-ci bénéficie d’un large soutien de ses collègues, ce qui a permis une mobilisation à Bergevin. Le salarié a été défendu par le secrétaire général de la fédération CGTG de l’Energie, J. Thélémaque. La direction doit donner sa réponse le 29 mai prochain.                                                                                                                   Actuellement des rencontres ont lieu en Guadeloupe entre des représentants syndicaux de la Réunion, de la Martinique et de la Guadeloupe. Ils  préparent une Assemblée Générale le mardi 17 mai avec l’ensemble du personnel de CTM, CDE et EDF. Ensuite la même délégation partira en Martinique mardi soir pour tenir une AG du même type en Martinique.             Les représentants syndicaux des grévistes ont adressé à la direction d’EDF une nouvelle lettre pour réclamer l’organisation de la table ronde entre toutes les parties et à ce jour, toujours aucune réponse. Les dirigeants d’EDF jouent le pourrissement du mouvement ; mais s’ils croient décourager les grévistes, ils se trompent. Ces derniers sont plus déterminés que jamais car ils ne font que réclamer l’application d’un accord signé par l’Etat et qui leur accorde la prime de vie chère de 40 %. Ils sont donc très motivés pour continuer à se battre pour obtenir gain de cause.
 
 

Guadeloupe PAWOL A TRAVAYÈ BANNAN (Plantations en Lutte)

UN  COMBLE !                                                                                                                                                                                    T. Damba, un des patrons de choc de la banane, de ces patrons qui ne veulent pas voir de syndicat chez eux, qui préfèrent embaucher de préférence des camarades Haïtiens qu’ils considèrent plus facilement taillables et corvéables à souhait, a réussi une chose que les camarades les plus conscients considèrent comme une crapulerie : faire travailler des camarades le dimanche 1 mai.  
            C’est incroyable. Autant dire que si nous n’y prenons garde, ces exploiteurs vont rétablir le droit des patrons de nous faire travailler quand ils veulent, avec le salaire qu’ils veulent etc. Presque l’esclavage en quelque sorte.
 
  AMÉLIORER  LA  FILIÈRE ?
            Accepter de travailler dimanches et jours de fête, de 6H à 13H et même parfois plus sans paiement d’heures supplémentaires, exécuter plusieurs tâches et notamment mettre 400 «cirés», c’est peut-être ce que Damba et autres Lignières considèrent comme des moyens d’améliorer la filière.                                                                            Et c’est peut-être ce qu’ils espèrent obtenir des soi-disant stagiaires que l’armée doit leur fournir !
 
…OU  MENTALITÉ  D’ESCLAVAGISTE
            Bien sûr, il y a des secteurs comme la santé, où on est obligé de travailler le jour et la nuit, les dimanches et les jours de fêtes. Mais ce n’est pas le cas de la banane. En fait T. Damba se comporte comme un esclavagiste. Et la plupart des camarades qui acceptent de venir travailler le dimanche dans les plantations, qui plus est un 1 mai, journée internationale de lutte des travailleurs le font probablement parce que T. Damba les oblige à le faire et dispose de moyens de pression…