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Archives de CO/CO de l'année 2011/CO n° 1052 du 30 juillet 2011/Page 2

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IL Y A CINQUANTE ANS : LE MUR DE BERLIN

C’est dans  la nuit du 12 au 13 août 1961  que commença la construction du « mur de Berlin» par les forces contrôlées par l’URSS et sur ordre de Moscou.
Jusqu’en 1989 donc, la ville de Berlin fut séparée par un mur interdisant la liberté de circulation entre «Berlin Est» situé dans le bloc soviétique et « Berlin Ouest », sous le contrôle des États-Unis, de l’Angleterre et de la France.
 
Berlin en morceaux
 
Cette séparation, après la guerre et la défaite de l’Allemagne nazie, survenait après l’éclatement de ce pays en 4 zones en 1945. En effet,  suivant l’accord de Yalta, en février 1945, l’URSS occupait militairement une de ces zones entourant Berlin et les puissances occidentales trois autres zones.
 
La guerre froide
 
 En 1945, ces puissances capitalistes collaboraient au moins sur un point avec l’URSS qui avait gagné avec elles la guerre contre l’Allemagne : éviter que la classe ouvrière et la population laborieuse européenne entrent en lutte, ce qui, à la fin de la première guerre mondiale avait provoqué la révolution russe de 1917,  des montées ouvrières et des menaces révolutionnaires pour la bourgeoisie et la bureaucratie soviétique dans bien des pays d’Europe.
A l’heure où les classes ouvrières d’Europe avaient toutes les raisons de se révolter, l’entrée de l’armée rouge en Allemagne et le frein à la révolution que pourraient exercer ailleurs les partis communistes staliniens  convenaient bien aux états impérialistes et à leur chef de file, l’impérialisme américain.
Cependant, en 1945, une 3 guerre mondiale paraissait possible entre l’URSS qui constituait une zone d’influence considérable en dehors du contrôle de l’impérialisme mondial et des puissances capitalistes. Les USA, entraînant dans leur sillage tous les pays capitalistes, n’acceptèrent jamais cet état de fait. Une course d’influence s’engagea alors entre l’URSS et l’impérialisme en Europe comme dans le monde entier. Ce fut la raison principale de la guerre froide pendant un demi siècle, faisant même craindre au monde à certaines périodes une guerre nucléaire avec la course aux armements que se livrèrent les deux blocs.
 Pour se protéger, l’URSS avait renforcé son pouvoir à l’Est. Elle nationalisa les grandes industries d’Allemagne de l’Est et créa des coopératives agricoles.
 La conférence de Yalta entre les grandes puissances lui avait aussi octroyé le contrôle des pays d’Europe de l’Est : Pologne, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Hongrie, Bulgarie, Pologne, Roumanie, Albanie. Il faut dire que les armées soviétiques sauf en Tchécoslovaquie y étaient entrées pour les libérer de l’armée allemande nazie et y stationnaient.
Or, en 1947, en proposant le plan d’aide, dit « plan Marshall », les États-Unis tentèrent d’attirer aussi ces pays à eux.  L’URSS réagit par une prise en main des gouvernements de la région où elle installa à leur tête des appareils d’État staliniens, tout comme en URSS même.
 Les États-Unis affirmaient leur volonté d’empêcher l’expansion de l’URSS au nom de la lutte contre «le communisme», même si l’URSS n’avait plus de communiste que le nom.
Ce fut le début de la guerre froide entre l’Est et l’Ouest qui  entraîna non seulement la division de l’Allemagne, mais celle  du monde entier en deux «blocs», l’un soviétique, l’autre, capitaliste et impérialiste.
 
Les causes immédiates de la construction du mur
 
 Le 24 juin 1948 l’URSS bloqua les accès à Berlin Ouest. Un an après, ce blocus fut contourné par un véritable pont aérien : les USA  ravitaillèrent Berlin Ouest par avion et l’URSS dut cesser ce blocus. Les zones US, anglaise et française constituèrent la République Fédérale Allemande (RFA), la zone soviétique, la République Démocratique Allemande (RDA), séparées par une frontière militairement gardée. Seule la circulation dans Berlin partagée en quatre resta possible, mais pas à l’Est.
La RFA était plus vaste et plus industrialisée que la RDA, plus détruite par la guerre. Les USA  inondèrent la RFA des dollars du plan Marshall, comme ils le firent pour toute l’Europe de l’Ouest.
 Quant à la situation économique de la RDA, elle fut difficile, il n’y avait pas de gros capitalistes. Les logements, la santé étaient gratuits, mais il n’y avait pas de liberté. De ce fait, des centaines de milliers d’Allemands quittèrent l’Est par Berlin pour aller vers ce qu’ils considéraient comme l’Eldorado. Aussi, le 13 d’août 1961 les Berlinois découvrirent avec stupeur un mur qui séparait la ville et empêchait tout passage à l’Ouest.
 Le mur fut détruit en 1989 et les familles séparées réunies.
 
 
La fin d’une période historique mondiale
 
Le «mur», symbole  de la séparation du monde en deux blocs : le bloc soviétique et le monde impérialiste s’était écroulé. Avec la disparition de ce symbole c’était toute une période historique qui s’achevait, celle de la «guerre froide». En effet, les changements intervenus dans la politique de la bureaucratie soviétique depuis plusieurs années en arrivaient à leur conclusion avec la politique de pérestroïka de Gorbatchev. Elle mena tout droit à partir de 1991 à l’indépendance des États qui formaient l’URSS.  L’impérialisme, en maintenant une pression constante sur l’URSS avait fini par faire tomber après plus d’un demi siècle, cette fédération issue de la révolution bolchévique de 1917 et de la guerre civile entre communistes révolutionnaires et troupes au service de la bourgeoisie. D’autre part, les bureaucrates staliniens russes qui avaient usurpé le pouvoir ouvrier  quelques années après la révolution, n’avaient plus besoin de l’URSS pour se constituer des baronnies indépendantes, cette fois, du pouvoir central et continuer à se servir dans les  caisses, voire à s’enrichir en se passant cette fois de  Moscou.
C’est dans ce contexte géopolitique mondial qu’est tombé le mur de Berlin, comme sont tombés ensuite les uns après les autres les appareils bureaucratiques des pays de l’Est anciennement inféodés à l’appareil d’État soviétique et au « bloc de l’Est ». Et jusqu’à la fédération de Russie elle-même, qui devint indépendante de l’URSS, tout en  demeurant encore de nos jours, la deuxième puissance mondiale.
                                                                                              

Guadeloupe :VISITE DE XAVIER BERTRAND À PÔLE EMPLOI LES MILITANTS SYNDICAUX RÉAGISSENT

      Xavier Bertrand en tournée électoraliste aux Antilles Guyane, ne s’attendait pas à être le bienvenu à Pôle Emploi Guadeloupe. Pour éviter toute rencontre avec des agents mécontents de sa politique et de celle de Sarkozy qu’il représente, son cabinet ministériel et les autorités préfectorales locales avaient eu bien soin de ne pas révéler au personnel son déplacement dans le bâtiment de l’annexe de la direction régionale à Jarry.
Mais ces précautions n’ont pas suffi. La période de vacances n’a pas suffi non plus à empêcher qu’un comité d’accueil composé d’une délégation de l’UGTG et d’une délégation de la CGTG attende de pied ferme le ministre et sa suite venus faire leur propagande mensongère.
Une dizaine de militants de l’UGTG regroupés à l’extérieur du bâtiment ont tenu à marquer de leur présence le passage de Bertrand. Ils en ont profité pour déclarer à la presse par la voix de leur secrétaire de section, que la situation du chômage se dégrade, mais aussi que le service public de l’emploi n’est pas capable de remplir sa mission d’aide aux chômeurs en Guadeloupe.
À l’intérieur de la direction annexe, deux militantes de la CGTG ont accueilli le ministre aux cris de «recrutez du personnel, formation pour les demandeurs d’emploi, des moyens pour Pôle Emploi.» Personne n’est dupe, ni les chômeurs, encore moins les agents du Pôle Emploi, du cinéma des ministres qui viennent faire une photo pour la circonstance en compagnie d’un chef d’entreprise alors que la précarité s’étend dans le monde du travail et que le nombre de licenciements s’envole. Une série de rapports et de bilans d’étape sur la fusion ANPE ASSEDIC concluent tous à un échec de cet organisme. En Guadeloupe, la situation est encore plus dramatique.
Alors, de nombreux salariés de Pôle Emploi qui n’ont pas pu ou pas osé participer à la manifestation de protestation, n’étaient pas mécontents que Xavier Bertrand n’ait pas pu aller et venir sur leur lieu de travail comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles !
 
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CHU Pointe-à-Pitre Abymes : Manifestations lors de la visite de Xavier Bertrand

Zoom Le jeudi 21 juillet, le  Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé accompagné par le Ministre chargé de l’Outre-mer a été reçu comme il se doit par les travailleurs en colère du CHU de Pointe à Pitre-Abymes !
Les ministres ont dû passer une haie mise en place par les militants de l’UGTG venus protester à l’entrée du CHU.
Puis après avoir visité quelques services du nouveau centre, ils ont dû s’expliquer devant les manifestants de la CGTG du CHU qui réclamaient avec pancartes, banderoles et  slogans, la reconstruction du CHU, la garantie des salaires et des primes, la titularisation des contractuels….
Le ministre, Xavier Bertrand a affirmé que l’État garantissait la construction du CHU à hauteur de 590 millions. Ce à quoi une déléguée CGTG a rétorqué qu’elle n’y croyait pas car l’ancienne ministre, Bachelot,  de passage au CHU en  juillet 2009 avait promis la construction prochaine du CHU et on ne voit toujours rien venir.  Les agents ne se font pas d’illusion. Ils savent bien qu’ils doivent continuer la mobilisation pour imposer  la satisfaction de leurs revendications à ces voyageurs qui préparent leur campagne électorale de 2012.
 

Guinée-Conakry : Coup d’État manqué ?

ZoomLe 19 juillet, la résidence du président guinéen Alpha Condé a été attaquée, et des tirs ont retenti pendant plusieurs heures avant que le calme ne revienne. Ces incidents sont peut-être liés aux élections législatives prévues en novembre. En effet, Alpha Condé l’a emporté de justesse il y a sept mois, lors des premières véritables élections organisées depuis l’indépendance du pays en 1958.
Mais l’entrée en fonctions d’Alpha Condé a aussi marqué un renouveau des relations économiques entre la Guinée et la France. Et les importantes richesses minières du pays sont également convoitées par d’autres pays, comme la Chine. Dans cette guerre entre les multinationales, Alpha Condé ne sert que de marionnette. L’attaque de sa résidence était peut-être organisée pour lui signaler qu’une marionnette, ça se remplace facilement.
Ce qui est sûr, c’est que son arrivée au pouvoir n’a pas marqué de véritable changement pour la population. La moitié des Guinéens vit sous le seuil de pauvreté, avec moins de 1,25 dollar par jour, et les prix continuent à augmenter. Et si Alpha Condé avait promis l’eau et l’électricité lors de sa campagne, la situation n’a pas évolué pour le moment.
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